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Deux chasseurs d'images immortalisent la vie planctonique du fenua



PAPEETE, le 24 septembre 2015 - Fabien Michenet et Anthony Berberian ont un même travail : ils sont médecins. Ils ont aussi une même passion : ils sont photographes sous-marins. Leurs modèles sont un peu particuliers : ce sont les micro-organismes qui nagent dans le bleu. Leurs clichés attirent l'attention de scientifiques et d'organisateurs de prix photographiques internationaux.

Le jour, ils se croisent au Centre hospitalier du Taaone. Fabien Michenet et Anthony Berberian y sont médecins, chacun dans une spécialité. La nuit ils se retrouvent sous les eaux, au large de Tahiti. "C'est notre passion qui nous a réunis", expliquent-ils. "Des amis communs nous ont mis en contact. Nous sommes tous les deux plongeurs et photographes. Au début, nous prenions des clichés de récifs, mais nous eut envie de sortir des images hors-normes. Nous avons pris de la hauteur, nous nous sommes retournés vers le bleu et là, nous avons vu..."

Le duo s'immerge de préférence la nuit "car il y a un écosystème particulier. Du zooplancton qui remonte des profondeurs lorsqu'il fait noir. Les micro-organismes vont se nourrir en surface, on appelle ça la migration verticale." La migration verticale désigne un phénomène quotidien. C'est le déplacement de certains organismes marins qui remontent vers la surface ou qui descendent vers les profondeurs. Quand les organismes gagnent la surface la nuit pour s'alimenter et puis redescendent une fois rassasiés, la migration est dite nycthémérale.

Au-delà des contraintes

Les virées des deux plongeurs ne sont pas sans poser certaines difficultés. "Il y a d'abord les contraintes de la photo sous-marine, l'eau est chargée en particules, le spectre lumineux est différent sous l'eau, les modèles sont mouvants. Certains se déplacement d'ailleurs assez vite!" S'ajoutent à cela les contraintes de la photographie en macro. Malgré tout, les clichés remontés sont remarquables, et remarqués. "Nous les envoyons souvent à des scientifiques spécialistes pour pouvoir identifier les espèces. Il semble, d'après eux, que nous ayons désormais dans notre base de données des photos uniques au monde." Pour la science c'est un plus, les images viennent documenter des études, elles renseignent sur certains comportements, parfois jamais observés. "Nous assistons à des scènes de prédation, de cannibalisme parfois, de reproduction, nous découvrons des associations. Tous ces comportements, ainsi que les espèces présentes dépendent de la saison, de la lune, etc.", précise le duo.

Sélectionnés parmi 40 000 clichés

En parallèle, des jurys de concours photographiques ont aussi reconnu la qualité des images de Fabien Michenet et Anthony Berberian. L'an dernier par exemple, Fabien Michenet, comptait parmi les dix finalistes de sa catégorie au concours organisé par le Museum d'histoire naturelle de Londres et la BBC, le Wild life photographer of the year. Pas moins de 40 000 clichés concourent tous les ans, 100 photographies animalières sont sélectionnées pour monter une exposition itinérante. Cette année, le photographe se distingue à nouveau.
Le duo a aussi remporté les deux premières places de la catégorie macro ainsi que la meilleure photo de l'année du prix Our world underwater en 2015. D'autres prix pourraient encore venir car le duo n'a pas prévu de s'arrêter.

Les "errants" de l'océan

Plancton vient du grec ancien plagtós qui signifie errant. Le terme désigne des espèces, minuscules, souvent en suspension dans l'eau. Il existe du phytoplancton qui se compose le plus souvent d'algues appelées diatomées et du zooplancton qui est constitué de microcrustacés, de larves, d'organismes unicellulaires, etc. Le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire. Il sert de ma'a au zooplancton qui est lui-même consommé par des poissons, crustacés, etc.

Liens

Tout savoir sur le prix Our world underwater : http://underwatercompetition.com
Et le Wild life photographer of the year : http://www.nhm.ac.uk

Méduse adulte, Nausithoe punctata à travers laquelle il est possible de distinguer : les filaments gastriques (au sommet en violet), les gonades ou organes de la reproduction (en orange) et les organes de l'équilibre et de la vision (les points minuscules qui font le tour de la larve en bas). Le corps fait environ 2 centimètres. Crédit : Fabien Michenet et Anthony Berberian
Méduse adulte, Nausithoe punctata à travers laquelle il est possible de distinguer : les filaments gastriques (au sommet en violet), les gonades ou organes de la reproduction (en orange) et les organes de l'équilibre et de la vision (les points minuscules qui font le tour de la larve en bas). Le corps fait environ 2 centimètres. Crédit : Fabien Michenet et Anthony Berberian

Larve de crustacé, phyllosome, installée sur une méduse Pelagia noctiluca. La larve pourrait se nourrir de la méduse et utiliser cette dernière pour économiser ses mouvements. La méduse servirait en quelque sorte de taxi à la larve de langouste. Crédit : Fabien Michenet et Anthony Berberian
Larve de crustacé, phyllosome, installée sur une méduse Pelagia noctiluca. La larve pourrait se nourrir de la méduse et utiliser cette dernière pour économiser ses mouvements. La méduse servirait en quelque sorte de taxi à la larve de langouste. Crédit : Fabien Michenet et Anthony Berberian

Rédigé par Delphine Barrais le Jeudi 24 Septembre 2015 à 12:14 | Lu 1329 fois





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