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Des policiers disent leur ras-le-bol lors d'une manif de nuit sur les Champs-Elysées




Plusieurs centaines de policiers ont manifesté de manière exceptionnelle à Paris, dans la nuit de lundi à mardi, sans mot d'ordre syndical, pour exprimer leur ras-le-bol après l'attaque contre leurs collègues dans l'Essonne, un "comportement inacceptable" pour le patron de la police.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a réaffirmé le soutien du gouvernement abondamment exprimé après l'attaque du 8 octobre à Viry-Châtillon: "l'État poursuivra sans relâche ceux qui s'en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l'ordre", a-t-il tweeté après une série d'agressions, principalement en banlieue parisienne.

Mais parallèlement, la "police des polices" (IGPN) va enquêter sur "les manquements individuels aux règles statutaires" après cette manifestation sur les Champs-Elysées, a annoncé mardi matin le directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone.

Selon lui, les manifestants "fragilisent la police nationale et fragilisent aussi chaque policier". "L'expression de cette colère doit respecter les règles", rappelle-t-il. Jean-Marc Falcone avait déjà rappelé le devoir de réserve aux policiers dans une note lundi alors que circulaient des SMS appelant à manifester le soir même, "en vain", selon une source policière.

Mardi matin, le préfet de police de Paris, Michel Cadot a rappelé aux policiers leur "code de déontologie" et leur "devoir de réserve et de loyauté à l'égard des institutions de la République" dans une note dont l'AFP a eu copie.

Des SMS ont circulé lundi en fin d'après-midi annonçant la formation d'un cortège depuis l'Essonne vers l'hôpital Saint-Louis. "Face à une hiérarchie carriériste, des élites syndicales enlisées dans leurs conflits, et une justice complètement désintéressée par notre sort, nous devons nous souder. Entre bleus", était-il écrit.

A "minuit et demi, ils étaient environ 400 dont un large contingent venu du (département) 91" devant l'hôpital parisien où est hospitalisé un adjoint de sécurité de 28 ans, très grièvement brûlé aux mains et au visage après l'attaque au cocktail Molotov de son véhicule à Viry-Châtillon, selon une source policière.

 

- "Menacés de révocations" -

 

Vers 01H00, le cortège s'est dirigé vers les Champs-Elysées. En tenue civile, dans des véhicules banalisés ou appartenant à la flotte officielle de la police, gyrophares allumés, ils ont perturbé pendant plus d'une demi-heure la circulation autour de l'Arc de Triomphe, avant de se disperser, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous sommes à bout", a lâché l'un d'eux.

"On s'est organisé nous-mêmes, par les réseaux sociaux et le bouche à oreille", a expliqué à l'AFP une source policière. Avant le départ depuis un parking dans l'Essonne, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) "est venu tenir son discours", "il nous a comparé à des gitans, et nous a menacés de révocations et de conseils de discipline", a-t-elle précisé, ajoutant que les policiers ont alors tourné le dos à leur supérieur.

D'autres rassemblements avaient déjà eu lieu en Essonne les jours précédents notamment devant la préfecture et le siège de la DDSP à Evry, puis devant le commissariat de Savigny-sur-Orge (où travaille l'adjoint de sécurité blessé), selon une source policière.

"D'autres rassemblements, sans doute plus ponctuels et désordonnés devant des lieux symboliques, sont à prévoir", prévient-elle.

"On peut comprendre le ras-le-bol des policiers qui exercent dans ces quartiers et ne voient pas depuis des années les décisions politiques faire changer la situation sur le terrain", a réagit Christophe Rouget du syndicat SCSI qui avait appelé le 11 octobre à manifester devant les commissariats en solidarité avec leurs collègues attaqués, et avaient réclamé plus de moyens et davantage de fermeté.

Le Front national a également apporté son "total soutien" aux policiers qui ont manifesté cette nuit, dans un communiqué.

Outre cette attaque dans l'Essonne, les forces de l'ordre ont également fait face ces derniers jours à un guet-apens suivi d'échauffourées avec une centaine de jeunes dans le quartier sensible du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Une manifestation de soutien à de jeunes nationalistes corses a aussi violemment dégénéré à Bastia, plusieurs dizaines de personnes jetant des cocktails Molotov sur les forces de l'ordre et leurs véhicules.

avec AFP


Rédigé par Roxane Berget le Mardi 18 Octobre 2016 à 06:08 | Lu 222 fois


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Commentaires

1.Posté par Kaddour le 18/10/2016 13:01 | Alerter
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Ce qu'il faut surtout retenir de cette manif , c'est l'absence des syndicats ! Seraient-ils considérés par la masse comme inefficaces? Seraient-ils considérés par le peuple comme acquis aux nantis qui nous gouvernent ?? Seraient-ils trop occupés par le petit bien-être de leurs dirigeants ??? Seraient-ils trop occupés par leurs petites bisbilles pour ne plus écouter les doléances des salariés ????

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