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Des éoliennes flottantes "auto-stabilisées", le pari d'une start-up provençale



Des éoliennes flottantes "auto-stabilisées", le pari d'une start-up provençale
LA CIOTAT (bOUCHES-DU-RHÔNE), 15 déc 2012 (AFP) - Sur la mer, un vaste champ d'éoliennes flottantes mues par un fort mistral... et qui pourtant ondulent à peine! Tel est le rêve d'une start-up provençale, qui projette de fournir dès 2014 un aperçu en taille réelle de son prototype d’engin flottant.

Idéol, une jeune pousse de La Ciotat (Bouches-du-Rhône), développe depuis deux ans un concept innovant d'éolienne flottante "auto-stabilisée".

Avec un flotteur muni d'une piscine latérale destinée à amortir les mouvements, cette société, qui n'emploie pour l'instant que 12 personnes, pense tenir une solution peu onéreuse. Elle espère ainsi croquer des parts de marché sur le secteur en forte croissance de l'éolien offshore.

Deux projets européens ont ouvert la voie aux éoliennes flottantes. En septembre 2009, le groupe pétrolier norvégien Statoilhydro a installé le démonstrateur "Hywind" de 2,3 mégawatts dans le sud du pays. Fin 2011, la compagnie d'électricité portugaise EDP a mis en service à Aguçadoura (sud) un second prototype, "Windfloat"(2 MW).

L'avantage d'une éolienne flottante est de pouvoir être installée là où le vent est régulier, à des endroits où la profondeur d'eau ne permet pas de construire des fondations. Montées à terre, ces unités limitent les coûts et les risques liés à la pose.

"La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont décidé d'installer dans les dix ans 55 gigawatts en offshore soit l'équivalent de la puissance du parc nucléaire français", s’enthousiasme Paul de la Guérivière, l'un des fondateurs de la start-up provençale.

L'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) prévoit que la capacité de production offshore devrait atteindre 150 GW en Europe d'ici vingt ans (4 GW en 2011).

Idéol est née du rêve de deux ingénieurs. Après 12 années passées à l'Agence française de Développement, Paul de la Guérivière, ingénieur des Ponts, s'associe en 2010 à un ingénieur de l'Ecole nationale supérieure des Techniques avancées, Pierre Coulombeau, qui avait, lui, une expérience de la création d'entreprise.

"On est parti un peu à l'envers des startupers... En général, un ingénieur cherche à commercialiser l'une de ses découvertes. Nous, on est parti de la feuille blanche, on a étudié un marché, et ensuite on a cherché où il y avait moyen de produire de +l'innovation+", explique M. de la Guérivière.

Les startupers s'intéressent alors à des travaux en hydrodynamique autour de la prospection pétrolière en mer à partir desquels ils imaginent cette solution d'un flotteur équipé d'une "piscine amortisseur".

Premier test en Méditerranée en 2014

Le principe est simple: les mouvements d'eau à l'intérieur de la piscine --brevetée sous le nom de "damping pool"-- contrebalancent l'agitation de la mer et du vent. "On peut ainsi utiliser des technologies existantes pour les pales et la turbine", souligne Paul de la Guérivière.

Au terme de deux années de développement, une maquette à l'échelle 1/60 a été testée cet été dans un bassin d'essais à La Seyne-sur-Mer (Var). La phase suivante va consister à valider la technologie sur deux "démonstrateurs", en grandeur réelle cette fois.

"Une machine de 2 MW va être installée en Méditerranée en 2014 et une de 6 MW sera montée, probablement au large de l'Angleterre, en 2015", affirme l'ingénieur des Ponts.

Ce second démonstrateur, culminant à plus de 160 m, disposera d'un flotteur avec au milieu un bassin, un caisson de béton de 45 m de côté pour une dizaine de m de haut (6,5 m immergés et 3,5 m hors de l'eau).

Des calculs savants sur les dimensions de la piscine ont permis d'élaborer une solution simple. Construite à terre, l'éolienne flottante sera ensuite acheminée pour être ancrée en mer par un simple remorqueur pour un coût final, estiment les concepteurs, "deux fois moins élevé" que leurs concurrents.

Rédigé par Par Hugues JEANNEAUD le Samedi 15 Décembre 2012 à 06:17 | Lu 595 fois






1.Posté par fenua le 18/12/2012 09:37 | Alerter
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Après cet article, qu'on arrête de nous dire qu'on ne sera pas capable d'atteindre les 50% d'énergie verte pour 2020. C'est de la mauvaise foi voire un mensonge. Au large de nos îles, il y a toujours du vent, combiné au solaire et à l'hydrolienne, les 50% devraient être un minimum... En plus, l'électricité produite devrait être au même coût que pour ces pays européens car rappelons-le, on a l'électricité la plus cher du monde!!!!

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