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Démission DGEE, nouvelles attributions ministérielles: de Paris, Nicole Sanquer réagit



PARIS, le 9 octobre 2015 - La ministre de l’Education, Nicole Sanquer, termine une mission à Paris pour le traditionnel dialogue de gestion afin de négocier les postes et crédits alloués par l’Etat pour la rentrée 2016. Elle en a profité pour recruter un nouveau Directeur général de l’Education. Interview.

Vous venez juste d’être nommée ministre de la Jeunesse et des Sports en plus du secteur de l’Education. Comment l’avez-vous appris ?

J’ai appris cette nuit que j’héritais de ces portefeuilles. Le président m’avait sollicitée au cas où les deux ministres redescendraient à l’assemblée. On va faire en sorte qu’il y ait une véritable continuité avec mon prédécesseur et j’aurai la lourde tache de défendre ces nouveaux portefeuilles lors du budget. Je dois donc m’approprier ces dossiers le plus rapidement possible.

Est-ce que cela ne risque pas de faire trop pour une seule personne ou est-ce que vous souhaitez que ce ne soit que temporaire, le temps de retrouver un autre ministre ?

Non, avant moi, d’autres ministres ont eu en charge l’Education, le Sport et la Jeunesse. Nous avons fixé les grandes orientations en matière d’Education, les premiers résultats sont plutôt positifs et j’espère pouvoir faire le même travail au niveau de la Jeunesse et des Sports. C’est un sujet très important, puisque c’est la société de demain, avec une jeunesse à remotiver et lui redonner espoir.

Il est beaucoup question de violence dans l’actualité des derniers jours. Est-ce que ce sera votre priorité ?

La lutte contre le décrochage scolaire est déjà un premier pas contre la délinquance. Je rencontrerai bientôt les associations de jeunesse afin de fixer nos objectifs pour cette jeunesse et essayer de mettre en place un plan d’action.

La directrice de l’Education a démissionné une semaine seulement après avoir été nommée. Que s’est-il passé ?

Elle a pris ses fonctions le mardi 1er septembre, nous avons fixé ses différentes missions, j’ai eu le dernier contact avec madame Tomasini le vendredi après-midi et le lundi matin, elle avait posé sa démission sur le bureau du président. Depuis, je n’ai plus jamais eu de contacts avec madame Tomasini. Elle nous a posé un congés maladie, je lui ai envoyé des SMS et je n’ai plus jamais eu de réponse.

Avez-vous déjà choisi son successeur ?

J’avais publié un profil au niveau national, quatre candidats se sont présentés, je les ai auditionnés lundi et j’ai fait mon choix. Il s’agit de Cyril Desouches, qui nous vient de Quimper, et nous allons l’accueillir dès le 1er novembre.


Vous êtes venue également à Paris pour le traditionnel dialogue de gestion avec l’Etat…

Il s’agit de la préparation de la rentrée 2016 en termes de moyens financiers et de postes. C’est une négociation avec l’Etat sur la dotation globale de fonctionnement de l’Education mais aussi la dotation globale d’investissement. Le dialogue de gestion nous permet d’exposer notre bilan pour l’année 2015 au niveau de la mise en œuvre de la politique éducative et de faire le point sur les investissements en matière de construction scolaire. Puis, nous exposons nos demandes pour la rentrée 2016.

On sait que les résultats scolaires en Polynésie sont très en deçà des résultats en métropole. Vous avez présenté vos résultats pluriannuels. Quels sont ces objectifs ?

Je ne suis pas tout à fait d’accord. Il est vrai que pour le DNB que nous sommes en deçà mais pour le baccalauréat, nous sommes juste deux point en-dessous. Il y a une amélioration de nos résultats. Nous avons présenté tout ce que nous avons mis en œuvre pendant l’année 2015 et cette année a été assez chargée. Nous avons en place les Rep+, une innovation pour Faa’a, Papara et les Tuamotu, nous avons mis en place la réforme du cycle 3, c’est-à-dire la liaison collège CM1-CM2-6ème qui est précurseur de la réforme du collège, nous avons finalisé plusieurs constructions avec l’inauguration de l’internat de Gauguin, l’internat de Tiputa et une soixantaine de chantiers inscrits à la DGI 2014-2015. Nous avons aussi mis en place la mission de lutte contre le décrochage scolaire et à la rentrée nous avons pu réintégrer 300 élèves qui avaient abandonné l’école, dans un cursus scolaire.

Vous avez demandé une aide exceptionnelle pour l’équipement du futur collège de Teva i uta, quelle est la réponse de l’Etat ?

Nous avons eu un pré-arbitrage de cinq millions d’euros pour deux ans au niveau de la Dotation globale d’investissement et j’ai fait une demande exceptionnelle pour l’équipement du collège de Teva i uta. Je n’ai pas encore l’arbitrage mais j’ai fixé cette demande comme une priorité puisque nous comptons bien ouvrir ce collège à la rentrée 2016.

Où en sont les discussions en matière de budget de personnels pour le secteur de l’Education ?

En Polynésie française, nous avons depuis quelques années une baisse démographique, donc moins d’effectifs dans le premier comme dans le second degré, ce qui se traduit en général par des fermetures de classes, donc des suppressions de postes. Il faut donc proposer des redéploiements de personnel afin de pouvoir maintenir les postes. Le dialogue de gestion s’est assez bien passé puisqu’on ne m’a pas annoncé des baisses au niveau de la dotation globale de fonctionnement. Pour le moment, je n’ai pas eu de coupes franches. Là où j’ai quelques difficultés, c’est dans la dotation globale d’investissement. Il faut présenter un calendrier par rapport au début des travaux puisque l’Etat est en manque de crédits de paiement et il faut savoir si on demande les crédits de paiement maintenant ou pour 2016 ou 2017. C’est un dossier à peaufiner afin de bien échelonner nos besoins sur les deux ans.

Vous avez aussi fait une demande de participation de l’Etat aux transports scolaires…

Nous avons actuellement un budget de 1,4 milliard pour assurer les transports scolaires maritimes, terrestres et aériens pour rapatrier nos élèves dans leurs îles, 70% pris en charge par le Pays et 30% par l’Etat. Cette année, j’ai demandé le maintien et je serais plutôt positive sur le maintien de la participation de l’Etat.

Rédigé par Propos recueillis par Serge Massau le Vendredi 9 Octobre 2015 à 06:43 | Lu 4318 fois






1.Posté par Zikouille le 09/10/2015 08:23 | Alerter
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Pour une pub au salon du tourisme, elle serait parfaite notre Miss-nistre !
A l'éducation un peu moins .... LOL

2.Posté par Toki le 09/10/2015 11:36 | Alerter
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Pourquoi recruter en France?? N'y a t il de personne compétente sur le fenua pour diffuser un recrutement au niveau national? Je n'ai pas vu de communication sur ce recrutement... quel dommage de ne pas avoir diffusé plus largement cette information relative au recrutement d'un nouveau directeur de l'Education.

3.Posté par papounette le 09/10/2015 13:00 | Alerter
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Il faut surtout qu'elle ait le temps et l'envie de travailler et/ ou de faire travailler son juriste sur le statut de la Polynésie qui met en place les compétences de chacun afin de ne pas se laisser envahir par les fonctionnaires de l'état qui font du zèle

4.Posté par tortue verte le 09/10/2015 13:06 | Alerter
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Un petit mot pour le nouveau collège de Bora Madame la ministre ? Le terrassement semble terminé depuis 3 semaines. Nous attendons avec impatience la pose de la première pierre...

5.Posté par Honu DEMER le 12/10/2015 11:57 | Alerter
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DEMER
@ Papounette,

Il me semble que le statut n'est en rien en cause dans l'inaction de Madame la ministre. Pour rappel, la Polynésie est compétente pour l'enseignement primaire, secondaire et supérieur non universitaire. Madame SANQUER a donc tous les moyens de conduire une politique éducative adaptée aux enfants polynésiens.

Que fait cette dame promue au rang de Chevalier des Palmes Académiques? Pas grand chose comme ses prédécesseurs et malgré ses belles promesses, le collège de Bora est au point mort pour la énième fois comme le souligne justement tortue verte.

6.Posté par Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER le 14/10/2015 04:02 | Alerter
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"La directrice de l’Education a démissionné une semaine seulement après avoir été nommée. Que s’est-il passé ?
Elle a pris ses fonctions le mardi 1er septembre (...) j’ai eu le dernier contact avec madame Tomasini le vendredi après-midi et le lundi matin, elle avait posé sa démission sur le bureau du président. Elle nous a posé un congés maladie, je lui ai envoyé des SMS et je n’ai plus jamais eu de réponse. (...) J’avais publié un profil au niveau national (...) Cyril Desouches (...) nous allons l’accueillir dès le 1er novembre. "
ET VLAN, PASSE MOI L'EPONGE... à la vitesse de l'éclair ! Chapeau pour la prise de fonction-démission-publinationalisation-désignation d'un français : Desouches hohohohohohoho rollstahiti@gmail.com

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