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Délinquance routière : le SPIP lutte contre la récidive



PAPEETE, 22 juin 2017 - Le SPIP a mis en place des groupes de parole pour faire face à l’accroissement des délits d’infraction routière en multi récidive.

Le concept, appliqué en métropole depuis plusieurs années, a pour but de sensibiliser des individus déjà condamnés à une meilleure appréhension des multiples dangers liés à la sécurité routière.

Jeudi et vendredi dernier, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation de Polynésie française a, pour la première fois, organisé des groupes de parole destinés aux individus multirécidivistes condamnés pour des infractions routières. L’Initiative, qui vient de Périgueux, se base sur la notion de volontariat et s’organise en groupes de parole composés d’une quinzaine de participants. Il est intéressant de noter que ces derniers se sont tous inscrits volontairement, sans aucune contrepartie que leur volonté d’amélioration. Les intervenants, sous la houlette des conseillers d’insertion et de probation, sont issus de services englobant toute la chaîne de secours relatifs aux dangers causés par les manquements à la sécurité routière. Et, notamment, à l’accidentologie. Les participants de ce premier stage ont donc bénéficié de l’intervention de la gendarmerie, de la DDT (Direction territoriale des transports) ainsi que des pompiers.

Concrètement, la deuxième journée de ce projet s’est déroulée dans les locaux du Service de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle (Sefi) à Papeete. Vendredi, l’après-midi était consacrée à l’intervention d’un agent de la DTT. Dans une ambiance calme et détendu, les participants, dont deux détenus de Nuutania et trois femmes, ont pu échanger sur leurs expériences personnelles. Ils ont également pu tester leurs réflexes sur des simulateurs de deux roues et de voiture. Beaucoup ont constaté, du fait de leur consommation d’alcool ou de stupéfiants qu’ils représentaient un danger tant leur appréciation de la sécurité était modifiée sous l’emprise de toxiques.

A l’issue de cette deuxième journée, le bilan a semblé très constructif puisque les multirécidivistes ont, pour la plupart, émis le souhait de réitérer leur participation à ce type de projets. Le directeur du Spip de l’antenne de Papeete a, quant à lui, rappelé que la démarche n’avait rien de "moraliste", qu’elle avait pour but de "faire réfléchir" et de "faire passer le message" , "d’aider à la prise de conscience" car, si un accident ne provoque pas toujours le décès, il peut "briser la vie de toute une famille".


Témoignage : un stagiaire de 36 ans, mécanicien,

"J’ai fait les deux journées de formation. Pour moi, cela représente un plus car après deux condamnations pour des conduites sous l’empire d’un état alcoolique, mon permis m’a été retiré pour une durée de 9 mois. Suivre ce groupe de parole me permet de me remettre à niveau avant de pouvoir, à nouveau passer mon permis. L’intervention des pompiers a été très intéressante car j’ai réalisé que plus des trois quarts de leurs interventions étaient relatives aux accidents de la route. Si le SPIP continue cette démarche, je souhaite y participer".

Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 22 Juin 2017 à 11:01 | Lu 1715 fois





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