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De moins en moins de cambriolages en Polynésie ?



PAPEETE, le 13/06/2017 - À l'approche des vacances scolaires, la rédaction de Tahiti Infos s'est penchée sur les vols avec effractions. Un phénomène qui paraît de plus en plus fréquent en Polynésie, notamment au vu des publications dénonçant des vols sur les réseaux sociaux. Mais la réalité pourrait être différente, puisque le haut-commissariat note une baisse de 14,5 % par rapport à la même période de 2016. Nous nous sommes penchés sur la plupart des communes de l'agglomération de Papeete afin de connaitre le sentiment des brigades de police municipale.




À Punaauia

Avec plus de 28 000 habitants (recensement 2012), Punaauia enregistrerait, selon la direction de la police municipale, une augmentation des vols avec effraction. Les zones les plus touchées seraient les hauteurs de la commune. Mais aujourd'hui, le phénomène s'étendrait sur l'ensemble du territoire communal aujourd'hui.

Pour pallier ce fléau, la police municipale dispose de plusieurs dispositifs :
• L'opération "tranquillité vacances", qui consiste à remplir un formulaire en indiquant les dates de votre absence du foyer. Cela permettra aux patrouilles de police d'effectuer des rondes régulières dans votre quartier.
• Les rondes quotidiennes de la police municipale
• La vidéosurveillance
• Enfin, un nouveau dispositif verra le jour, il s'agit de la "participation citoyenne". "Il ne s'agit pas de remplacer le gendarme ou la police, mais vraiment d'être vigilant et de faire attention à ce qui n'est pas normal. Quand on voit des personnes étrangères, si on note des allées et venues avec des camionnettes remplies d'affaires, et que ce n'est pas normal parce qu'on sait que son voisin est absent, on peut le signaler. Une seule personne, un référent, pourra appeler les gendarmes ou la police, sinon on ne s'en sortirait pas", confie Annelyse Vii, directrice du service proximité à Punaauia. Deux secteurs pilotes ont été choisis pour lancer cette opération : le lotissement Tetavake, mais là il faudra attendre l'assemblée générale du syndicat du lotissement pour exposer le dispositif. Le second lieu où la "participation citoyenne" sera lancée, est une servitude sur la Pointe des pêcheurs, "parce que nous avons déjà nos référents qui vont aider les forces de l'ordre."

À Punaauia, trois secteurs sont réputés pour être sous haute surveillance : Outumaoro, Punavai et le "centre-ville" (de l'église Saint-Etienne jusqu'à Punavai).

Avec ses 42 agents, Temarii Teave, le chef de la brigade fait de son mieux pour couvrir l'ensemble du territoire communal.

À Papeete

La police municipale travaille en collaboration avec la DSP pour assurer la sécurité des administrés. Dans la capitale, l'opération "tranquillité vacances" est disponible afin de surveiller votre habitations durant votre absence.

Si les attroupements sont toujours importants aux alentours des boites de nuit ou des places publiques, les cambriolages seraient en diminution dans la capitale. Mais pas question de dormir sur leurs lauriers, les mūto'i restent vigilants et les patrouilles continuent.


À Pirae

Le cas de figure est le même qu'à Papeete puisque la police municipale travaille aussi avec la DSP.

Selon la chef de brigade par intérim, les vols avec effraction ont diminué, "grâce à une augmentation de nos effectifs", explique Monique Barsinas. Cinq nouveaux agents et trois médiateurs "vont faire de la proximité dans les alentours des commerces et des habitations."

Durant vos absences, le dispositif "tranquillité vacances" est disponible.

Les points "chauds" où le risque de vols est élevé, sont "le centre immeuble Terima, où il y a la banque, OPT… Il y a aussi le marché de Pirae et Aorai Tini Hau."

"Nous allons également mettre en place une médiation dans toute la commune pour rassurer la population".

À Mahina

"J'ai énormément de signalement de vols, surtout en hauteur", confie Jacques Teaotea, chef de la police municipale de Mahina.

Du coup, à Mahinarama, un collectif a vu le jour, et avec la police municipale, ils cherchent des solutions pour pallier à ce problème.

Selon le chef de la police municipale de Mahina, "les cambriolages se font plus en semaine parce que les gens ne sont pas là et en matinée."

Donc, là aussi, le dispositif "tranquillité vacances" est opérationnel. Mais le plus inquiétant est de géolocaliser les sentiers créés par les voleurs. "Le système d'opération de ces voleurs est qu'ils ne passent plus par la grande route. Il y a des sentiers qui ont été créés par ces personnes pour accéder directement aux résidences. Donc, nous avons proposé au collectif de travailler avec eux pour géolocaliser ces sentiers, afin qu'on soit plus rapide dans nos interventions. Ce sont des sentiers qui n'étaient pas connus par nos services", assure Jacques Teaotea.

Mais un autre projet est dans les cartons : il s'agit de la vidéosurveillance. "C'est un dossier qui est assez lourd et qui demande du temps pour la mise en place parce qu'il faut les autorisations du haut-commissariat. On travaille dessus parce que la volonté de tāvana est de faire de la vidéosurveillance dans toute la ville, aussi bien sur la plaine que sur les hauteurs."

Mahina compte actuellement 18 policiers

Les points chauds : Hauteurs (pour les vols), quartiers sociaux (pour les conflits). "On intervient beaucoup aussi sur la vente des produits illicites (Fareroi et Tuauru)."

À Moorea

Pas d'augmentation de vols avec effraction sur l'île soeur, mais "il y a beaucoup de jeunes sur la route. Nos équipes et nos médiateurs circulent partout en soirée pour sensibiliser notre jeunesse sur ces fléaux. Nous allons aussi dans les écoles avec la gendarmerie pour informer les élèves", indique Ronui Rota, l'adjoint du chef de la police municipale de Moorea.

Sur place, on compte deux brigades : une à Afareaitu et une à Papetoai. En plus de la gendarmerie à Paopao.

Les week-ends sont plus compliqués à gérer surtout si les habitants de Tahiti s'y rendent. "Nous ne sommes pas assez nombreux". En effet, avec un effectif de 26 mūto'i, pas évident d'être partout. Mais la police municipale fait de son mieux pour pallier aux différents fléaux, tels que l'alcool, les vols… Et pour les vacances scolaires, le dispositif "tranquillité vacances" est aussi mis en place.

Les points sensibles à Moorea sont : Haapiti et Vaiare.


Rédigé par Corinne Tehetia le Mardi 13 Juin 2017 à 17:25 | Lu 4855 fois






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