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Conférence des Océans : Tearii Alpha présente le modèle de développement polynésien



NEW YORK, 7 juin 2017 - Le ministre du Développement des ressources primaires, Tearii Alpha, est intervenu, à son tour, au nom de la Polynésie française, à la Conférence des Océans, au siège des Nations Unies à New York.

Le ministre a ainsi prononcé un discours lors d’une session officielle de la Conférence, aux côtés des 193 membres des Nations Unies. Le thème de la session portait sur des bénéfices accrus pour les populations, par le développement et la bonne gestion de la pêche côtière et lagonaire.

Cette intervention a été l’occasion de présenter le modèle de développement polynésien, basé sur la multi-activité et l’intégration de la population avec l’océan. Le ministre a également insisté sur la valorisation des savoirs traditionnels et notamment l’utilisation du rahui qui connaît aujourd’hui un renouveau. Il a interpellé les industries agro-alimentaires pour qu’elles exigent des labels de type commerce équitable, ce qui permettra de valoriser les produits de la pêche et de favoriser leur exportation.

Le ministre a ensuite participé à une réunion de travail sur l’identification de solutions d’adaptation au changement climatique, sous la présidence de l’Ambassadeur français des Océans, Serge Segura, et ce en présence du Prince Albert II de Monaco.

Le ministre du Développement des ressources primaires s’est également entretenu avec Catherine Chabaud, Déléguée à la Mer et au Littoral, au ministère de la Transition écologique et solidaire de Nicolas Hulot, afin de préparer une rencontre prévue en juillet de cette année.

Conférence sur les Océans
Panel
Dialogue Partenarial 5

"Augmenter les bénéfices économiques des pays en développement et donner l’accès aux pêcheries artisanales aux ressources marines et aux marchés"

Mercredi 7 juin, 15h00 – Salle de conférences 4, Siège des Nations Unies
Exposé de M. Tearii Alpha, ministre du développement des ressources primaires de la Polynésie française

Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Je souhaite remercier les organisateurs pour l’opportunité qui nous est donné de pouvoir participer à ce panel.

La Polynésie française fait partie des 57 petits pays insulaires en voie de développement officiellement recensés par l’organisation des Nations Unies. Parmi ces 57 pays, la Polynésie française possède le plus vaste territoire maritime : 5 millions de km² de zone économique exclusive et 15 000 km² de lagon, pour seulement 3500 km2 de terres émergées.

Dans ce contexte, il est évident que la pêche revêt un caractère essentiel pour notre population : plus qu’une tradition, c’est un mode de vie.

Notre modèle de pêche est naturellement tourné vers un équilibre entre l’homme et l’océan, un équilibre entre pêche artisanale et pêche semi industrielle.
C’est ainsi que depuis 1996, la Polynésie française a décidé de fermer l’accès de sa ZEE aux navires étrangers, pourtant nombreux à solliciter des licences. Nous avons privilégié un développement endogène de nos pêches. Aujourd’hui, la pêche artisanale représente 95 % des emplois directs liés à la pêche et la pêche semi-industrielle se limite à une cinquantaine de palangriers de petites tailles. La pêche industrielle à la senne, au filet maillant et au chalut sont tout simplement interdites dans nos eaux.

Afin de confirmer ces principes de développement durable, la Polynésie française a prévu très prochainement de créer la grande Aire Marine Gérée « Tainui Atea », à l’échelle des 5 millions de km2 de sa zone économique exclusive. Ce classement permettra notamment d’instaurer autour des îles, des zones de pêche réservées à la petite pêche et dans laquelle les unités de plus grandes tailles n’auront pas l’autorisation de pêcher. Ces limites seront définies en concertation entre les pêcheries artisanales, la pêcherie semi-industrielle et les communautés locales.

Conscients de nos traditions encore bien vivantes, notre gestion des pêches récifales se tourne à nouveau vers un outil ancestral, le rahui, qui repose sur une démarche communautaire de protection de la ressource. Afin de partager et faire vivre cet héritage, la Polynésie française a accueilli, au mois d’avril 2017, un atelier régional sur la gestion communautaire des pêches côtières qui a rassemblé de nombreux représentants des pays insulaires du Pacifique. Les premières bases d’un réseau d’échange ont été posées.

Pour réussir notre développement durable, nous favorisons le maintien de nos populations dans tous nos archipels par la multi-activité, notamment par aquaculture artisanale, l’apiculture, la coprahculture et l’écotourisme familial.

Enfin, si la Polynésie française peut être maître de sa ressource, elle ne maîtrise en revanche pas les contraintes liées à l’accès aux marchés extérieurs.
A ce titre, nous souhaitons appeler les industries agro-alimentaires et interpeler les consommateurs à se tourner davantage vers des produits issus de pêche équitable.
Ainsi, à l’instar des éco-labels qui commencent aujourd’hui à être reconnus, et d’ailleurs notre filière palangrière devrait prochainement être certifiée par le Marine Stewardship Council (MSC), des labels reconnaissant le caractère artisanal des produits et privilégiant les circuits courts doivent se développer afin d’offrir une opportunité pour les petites pêcheries d’exporter leurs produits à un juste prix.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre attention.

Rédigé par Communiqué officiel le Mercredi 7 Juin 2017 à 15:01 | Lu 1325 fois




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