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Cimetières : les communes veulent mettre fin à la pagaille



TAHITI, le 17 juillet 2017 - Arue ou Papeete, les services des mairies doivent lutter contre des plantations et aménagements anarchiques dans les cimetières. Si cela part d'un bon sentiment, les dégâts engendrés peuvent être énormes.

Une vue imprenable sur le lagon et son eau bleue turquoise. En face, les montagnes de Moorea se dressent, impassibles et fières. Sur les hauteurs de Erima, à Arue, le cimetière de la commune prend place dans un décor bucolique. Pour embellir les tombes, les propriétaires ont décidé de planter arbres et plantes. Un peu trop selon la mairie. "Cela part d'une bonne intention, mais on ne peut pas planter comme cela de manière anarchique…", explique Thierry Demary, directeur général des services de la mairie de Arue.

Du côté de l'Uranie, à Papeete, les services communaux doivent faire face aux mêmes problèmes. "Certaines familles plantent dans les allées ou les entre-tombes pour embellir autour de leurs concessions. Cela n’est pas permis bien sûr, et ce n’est pas faute de le leur rappeler ! Quand cela cause une gêne pour la circulation, quand il y a un décès notamment, nos agents du cimetière retirent les plantes", exposent les services de la mairie. Outre les fleurs et les arbres, d'autres initiatives des propriétaires de concession posent problèmes.

MURETS FISSURÉS

Des aménagements ont été réalisés au-dessus des tombes pour les abriter de la météo. "Les gens qui bénéficient d'une concession ont construit des toitures alors qu'ils n'en ont pas le droit. Cela entraîne de nombreux problèmes : au niveau du talus, des concessions et des personnes", note Thierry Demary.

Pour ces aménagements, les propriétaires des concessions auraient dû en référer aux services techniques de la commune. Il n'en a rien été. Aujourd'hui, sur les différents plateaux du cimetière, des toitures ont poussé un peu partout. Certaines sont bien faites et respectent la propriété de chacun. D'autres, en revanche, débordent des limites de la concession. A cause de leur hauteur, cela peut entraîner des problèmes de sécurité pour les enfants comme pour les adultes.

"Quand il pleut, les eaux de pluie s'écoulent directement sur la tombe d'à côté. A force, cela abîme la tombe. Je peux comprendre que les gens soient en colère quand ils voient ça", continue le DGS. En cas de conflits, la mairie intervient auprès des administrés. Mais l'action en réparation ne conduit pas forcément à l'issue souhaitée. "La peinture de la toiture est tombée sur la tombe voisine. C'était une belle plaque. Les gens ont nettoyé, mais ils l'ont encore plus abîmée ", explique Jeanna Lotu, responsable du service des recettes à la mairie de Arue et de la gestion de biens communaux.

D'autres aménagements "sauvages" ont été réalisés dans le cimetière. Des escaliers en béton ont été construits entre les tombes, sur un talus. Faute d'autorisation et d'étude, la construction a endommagé les canalisations. "Les murets se sont fissurés à cause de cet escalier. Ce qui entraîne des problèmes sur le réseau. Nous allons être obligés de tout détruire et de tout rénover. Nous nous retrouvons, à l'heure actuelle, avec des factures d'eau énormes!"

RESPECT DES TOMBES

Depuis peu, la mairie de Arue a édité un nouveau règlement intérieur. Elle tente de le faire respecter. Après avoir communiqué plusieurs fois sur le problème de ces plantations et constructions sauvages, la mairie va se rendre bientôt à des solutions plus drastiques.

Les services de la mairie ont laissé jusqu'au 15 juillet aux propriétaires de concessions pour retirer leurs plantations et toitures qui dépassent. "Le premier appel que nous avons lancé à la fin de l'année dernière était resté sans réponse. Nous allons intervenir au cimetière au début du mois d'août pour enlever tout ce qui gêne et couper les toitures qui dépassent", continue Jeanne Lotu.

Arue envisagerait même de mettre un gardien au cimetière d'Erima pour assurer une surveillance journalière. Pirae l'a fait et la ville ne rencontre pas de problème majeur.

Arue veut remettre de l'ordre au cimetière de Erima et espère que les tombes seront enfin respectées.

Plus de place au cimetière

Comme dans d'autres villes, Arue doit faire face à un manque criant de place dans son cimetière. Seules les personnes de la commune peuvent y être enterrées aujourd'hui. Quelques places ont été réservées par la commune. En 2015, en raison de la saturation du cimetière, la mairie a créé 216 enfeus (emplacement individuel funéraire hors-sol) pour répondre aux besoins.
La mairie de Arue est à la recherche d'un nouveau terrain pour résoudre ce problème. Un projet d'extension est aussi à l'étude.

Les consignes à respecter dans l'enceinte du cimetière

- Rouler au pas
- Utiliser des poubelles mises à disposition
- Utiliser l'eau avec modération
- Entretenir régulièrement des concessions
- Ne pas utiliser des appareils sonores et musicaux
- Ne pas cueillir des fleurs et des plantes
- Ne pas faire du skate, du vélo et des courses motorisées
- Ne pas consommer de l'alcool et des produits stupéfiants

Rédigé par Amelie David le Lundi 17 Juillet 2017 à 03:00 | Lu 5386 fois





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