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Changements climatiques : pour le CESC la menace doit être précisée pour la Polynésie



Dans les îles polynésiennes comme ici à Fakarava, avant la montée des eaux, les effets du réchauffement climatiques devraient se faire sentir sur la santé du corail avec une accélération des épisodes de blanchiment du récif corallien. Or, le corail est à la fois un lieu important de vie dans les lagons et de protection des rivages contre la houle (Crédit photo : CNRS-Photothèque T.Vignaud).
Dans les îles polynésiennes comme ici à Fakarava, avant la montée des eaux, les effets du réchauffement climatiques devraient se faire sentir sur la santé du corail avec une accélération des épisodes de blanchiment du récif corallien. Or, le corail est à la fois un lieu important de vie dans les lagons et de protection des rivages contre la houle (Crédit photo : CNRS-Photothèque T.Vignaud).
PAPEETE, le 30 août 2015. Vendredi dernier, un avis du CESC sur la question du changement climatique a été approuvé à l'unanimité des membres pour faire entendre, à la COP 21 à Paris, la voix des états et territoires du Pacifique. Le CESC recommande par ailleurs qu'une étude approfondie sur les impacts des changements climatiques soit menée dans les trois collectivités françaises du Pacifique.

Sur la question des changements climatiques et en vue de la Conférence climat Paris (COP 21) qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre prochain, le Conseil économique social et culturel (CESC) de Polynésie a souhaité faire connaître sa position aux autorités locales et nationales. Par le biais d'une autosaisine, le CESC a ainsi rédigé un rapport complet de 11 pages "pour faire entendre les préoccupations de la société civile et éclairer les choix d'avenir de la Polynésie française". Et cette voix pose des interrogations très concrètes.

En tout premier lieu, les membres du CESC expliquent que "les données existantes sur les impacts potentiels du changement climatique en Polynésie française sont encore insuffisantes" même si tous les scientifiques et experts internationaux mettent en évidence "la vulnérabilité des îles polynésiennes aux perturbations climatiques". L'Onerc (Observatoire national sur le réchauffement climatique) le souligne lui-même, "ces territoires sont moins bien connus et par conséquent moins bien pris en compte au plan national". Au point que les travaux scientifiques menés sur les impacts des changements du climat restent vagues. "Inquiet de cette situation, le CESC a attiré l'attention des pouvoirs publics pour que des études, ancrées dans les réalités insulaires du Pacifique, soient réalisées afin de compléter les données scientifiques existantes, de définir une feuille de route face aux multiples risques et d'élaborer une stratégie incitative de promotion des énergies renouvelables".

SI DES ILES DISPARAISSENT, LA ZEE POURRAIT SE REDUIRE !

L'autre argument inédit développé dans l'avis rédigé par le CESC sur les changements climatiques est celui de la ZEE. La Polynésie française a autour d'elle une vaste zone économique exclusive (un total de 4,8 millions de km2) mais les limites de cette ZEE sont posées par le positionnement des îles, ces terres émergées, dans l'océan Pacifique. Avec la possibilité que des îles puissent disparaître sous les eaux avec l'élévation du niveau de la mer, se pose donc "le problème de la perte d'intégrité des territoires insulaires face au changement climatique". C'est vrai potentiellement pour certains atolls de l'archipel des Tuamotu en Polynésie, mais plus encore pour ceux que l'on nomme "petits états insulaire".

O, pour l'heure le droit international sur les territoires maritimes (issu de la convention de Montego Bay) ne prévoit rien en cas de changement climatique. "La solution serait de dépasser le droit international existant en gelant les zones maritimes". Plus facile sans doute à dire qu'à faire reconnaître par les grandes puissances mondiales. D'autant que certains pays (dont la France et notamment autour de la Polynésie) sont en train d'avancer leurs arguments devant la Commission des limites du plateau continental à l'ONU dans le but d'agrandir leur domaine maritime.


Maina Sage : la voix des Outre-mer à Paris

La députée polynésienne, Maina Sage a été chargée par la Délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale (en partenariat avec Serge Letchimy, député de la Martinique et Ibrahim Aboubacar, député de Mayotte) de préparer un rapport d'information sur la question du changement climatique dans les territoires ultramarins. "L'objectif est de présenter à la fois un bilan des connaissances scientifiques sur les impacts actuels et à venir dans nos territoires, ainsi qu'un tableau des initiatives qui y sont prises pour adapter les comportements collectifs grâce à des mesures d'atténuation et d'adaptation nécessaire. Enfin, ce document regrouperait l'ensemble des déclarations officielles de nos territoires, réalisées en vue du rendez-vous Paris Climat 2015. Notre volonté est de faire remonter toutes les informations des trois bassins océaniques (Atlantique, Indien et Pacifique)".
Chargée plus spécifiquement du bassin Pacifique, Maina Sage a ainsi réalisé dans le courant du mois d'août une série d'entretiens et d'auditions auprès des acteurs institutionnels, de la communauté scientifique ainsi que de la société civile.

99,91%

C'est la part de la mer sur la superficie totale du territoire polynésien. En clair, la Polynésie française c'est à 99,9% de l'océan et des lagons ! Soit un total de 4,8 millions de Km2 de zone économique exclusive et à peine 4167 km2 de terres émergées. On soulignera également les 4497 km de trait de côte du pourtour de la Polynésie française.

Emission de CO2/habitant

Quel est le but de la Conférence Climat Paris 2015 (ou COP 21) ? C'est "de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique" (selon la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique de 1992). Mais, précisément les pays, territoires du Pacifique sont souvent les plus directement touchés par les effets du changement climatique –le phénomène de montée des eaux est déjà perceptible à Kiribati ou Tuvalu- sans être les producteurs premiers des gaz à effet de serre.
En, 2009 selon des chiffres de la Banque mondiale, les émissions de CO2/habitant sont de 5,5 tonnes métriques par habitant en France ; de 11,6 tonnes métriques en Nouvelle-Calédonie; de 17,6 en Australie ; de 17, 2 aux Etats-Unis ; de 7,5 en Nouvelle-Zélande et de 3,3 tonnes métriques par habitant en Polynésie française.

Rédigé par Mireille Loubet le Dimanche 30 Août 2015 à 21:38 | Lu 1428 fois







1.Posté par Laura NOVARA le 31/08/2015 06:38 | Alerter
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Votre commentaire a été modéré, merci de votre compréhension. La rédaction

2.Posté par Tiarelantana le 31/08/2015 07:39 | Alerter
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Quel est le but de la Conférence Climat Paris 2015 (ou COP 21) ? C'est "de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique" (selon la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique de 1992).
Je pense sincèrement que la grande réunion prévue à Paris à la fin de l’année pourrait servir de cadre à l'opportunité de création d'un nouvel "écotaxe", sa mise en place bénéficierait essentiellement à ceux qui en ont la gestion et que , même si, aujourd’hui, un certain nombre de raisons peuvent laisser penser qu’il n’en sera rien et qu’au contraire, on continuera dans le mensonge d’une théorie fausse dont l’objet unique est d’enrichir le petit nombre de gens qui contrôlent la totalité du système et qui s’appuie sur les peurs du futur qu’il contribue à créer pour demander à chaque fois un peu plus.
Si nous continuons dans cette voie, le jour arrivera où nous devrons payer pour respirer l’air de notre planète.

3.Posté par REY Ethode le 31/08/2015 09:30 | Alerter
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En matière d'émission de CO2, il faut le reconnaître, nous sommes de bons élèves
Si nous devions améliorer encore notre score , l'effort devrait porter sur la production d'électricité et les transports terrestres
Consommation annuelle d'hydrocarbures : Electricité : 160.000 tonnes
Transports terrestres : 128.000 tonnes
Transports maritimes : 24.000 tonnes
Transports aériens : 16.000 tonnes

4.Posté par Popoti le 31/08/2015 09:56 | Alerter
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Je cite : "SI DES ILES DISPARAISSENT, LA ZEE POURRAIT SE REDUIRE ! ".

Il faut faire comme ce que fait actuellement la Chine en mer de Chine dans des îles et atolls revendiqués par plusieurs pays limitrophes, à savoir, faire des digues et des remblais pour être au dessus du niveau de la mer et donc conserver, notre zone économique exclusive .

5.Posté par zozo le 31/08/2015 10:06 | Alerter
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Quid des hotel bord de plage ? Tout le monde s'accorde à dire que le niveau des mers va augmenter + rapidement que prévu et que les tempête et cyclones ont être plus fréquents et violents; Quel avenir pour le MAHANABEACH son lagon et ses pilotis ??????

6.Posté par happy feet le 31/08/2015 11:43 | Alerter
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@Zozo , très bonne question !
Notre gouvernement est trop occupé ailleurs , à se tirer dans les pattes , à régler leurs petites affaires ( ou plutôt leurs grosses affaires ) ... nos élus ne voient pas l'urgence de se mettre au travail , en tenant compte de la montée des eaux prévue par des scientifiques du monde entier . Ils ne voient que la couleur de l'argent , ils ne voient pas encore l'eau monter . Pourtant elle pourrait envahir notre aéroport de Faaa, ainsi que tous ceux des îles , détruire nos ports maritimes , notre hôpital , nos pharmacies , la poste , nos épiceries , les entrepots de gaz , etc etc .....on sera coupé du monde !

7.Posté par wakrap le 31/08/2015 11:49 | Alerter
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Pffffff. Le niveau des mers ne bouge pas, enfin pas plus que depuis quelques millénaires à un rythme de environ 20 cm par siècle donc sans la moindre conséquence sur les îles. http://www.hacene-arezki.com/pages/Oceans-5435523.html Pour les cyclones et tempêtes, rien calme plat, depuis des décenies sans évolution depuis 1971 : http://www.hacene-arezki.com/pages/Temps_violent-5448443.html

8.Posté par Tiarelantana le 01/09/2015 12:52 | Alerter
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Voici la liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement cmlimatique:
http://www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique

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