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Changements climatiques : Fidji envisage de déplacer 34 villages



Changements climatiques : Fidji envisage de déplacer 34 villages
SUVA, mardi 13 août 2013 (Flash d’Océanie) – Les autorités fidjiennes ont affirmé mardi avoir identifié pas moins de 34 villages côtiers en vue d’un éventuel déplacement pour cause de montée du niveau des océans, du fait des changements climatiques.
S’exprimant à l’occasion d’un séminaire national dédié aux problématiques de changements climatiques, qui se tient cette semaine, Esala Nayasi, responsable au ministère fidjien des affaires étrangères, a précisé que cette liste avait établie en vue de prévoir le déplacement des populations de ces villages, d’ici à 2023.
Cette liste devrait faire l’objet, au cours des mois à venir, d’une évaluation plus approfondie de la part des services gouvernementaux de la cellule changements climatiques, a-t-il précisé.
Certains de ces villages sont situés sur l’île principale de Viti Levu, d’autres sur les îles de Vanua Levu ou encore sur l’île de Kadavu (toute proche de Viti Levu, au Sud).
Un processus de déménagement a d’ores et déjà été lancé pour au moins deux villages de l’archipel.
Dans le cas du petit village de Narikoso (Kadavu), peuplé d’une centaine d’habitants, il s’agit de reconstruire à une centaine de mètres plus loin des côtes.
Sur la même île, un autre village, celui de Vunidogoloa, est aussi en cours de déplacement.

Pour la totalité de la liste actuelle de 34 villages, le coût estimé de cet exercice de déménagement a été chiffre à environ 18 millions de dollars US.

Esala Nayasi, directeur de la cellule changements climatiques, a par ailleurs présenté cette semaine lors du sommet de Nadi un manuel censé regrouper toutes les instructions nécessaires aux populations, confrontées à une nécessité de déplacement en raison des changements climatiques.
L’objectif de ce manuel est d’intégrer tous les aspects (sociétaux, financiers, infrastructurels) liés à ce type de déplacement ainsi qu’une consultation permanente avec les communautés concernées.
S’exprimant à l’occasion de ce séminaire nationale, le Premier ministre fidjien et Contre-amiral Franck Bainimarama a fustigé les grands pays industrialisés, principaux émetteurs de gaz à effet de serre, en leur rappelant qu’ils étaient responsables de la situation à laquelle les États du Pacifique étaient confrontés, bien que ces derniers figurent parmi les plus petits émetteurs de ces gaz.
« Pour dire les choses simplement, nous sommes en présence d’un lamentable manque de volonté politique de la part des pays qui sont les plus gros pollueurs et qui ne prennent pas les décisions en vue de réduire leurs émissions de carbone. Le consensus scientifique nous dit que ces émissions font monter les températures de la planète. Et alors qu’elles montent, nous, nous sommes progressivement submergés (…) Comme je l’ai déjà dit, c’est le comble de l’égoïsme de la part des pays industrialisés de faire passer leurs intérêts économiques avant notre survie », a-t-il lancé.

Le chef de l’exécutif de Suva a aussi cité au passage les exemples d’autres pays insulaires du Pacifique, comme Tuvalu et Kiribati, qui ne cessent d’alerter la communauté internationale depuis plusieurs années déjà au sujet de leur lente et progressive submersion en raison de la montée du niveau des océans.
La plupart de ces atolls concernés n’est pas élevée de plus de cinq mètres au-dessus du niveau de la mer.

Une petite muraille de Chine à Fidji… pour la bonne cause

Mi-juillet 2013, le gouvernement chinois a fait don au gouvernement fidjien d’un mur, censé symboliser l’aide chinoise aux populations océaniennes frappées par les effets néfastes du changement climatique.
Cette petite muraille de Chine, située aux abords du village côtier de Kiuva (île de Viti Levu), a été inaugurée en présence du ministre fidjien du développement rural et maritime, Inia Seruiratu et de l’ambassadeur chinois à Fidji, Huang Yong.
La vocation première de ce mur est de protéger les zones côtières riveraines de l’érosion.


À Taibo Tabokai, la montée des eaux va engloutir l’île. Depuis 1991, les Kiribati font face à une montée des eaux de 5 mm par an. Le rivage s’est rapproché de 100 m du village de Tebunginako. Le gouvernement de l’archipel envisage de se lancer dans l’achat de nouvelles terres.
À Taibo Tabokai, la montée des eaux va engloutir l’île. Depuis 1991, les Kiribati font face à une montée des eaux de 5 mm par an. Le rivage s’est rapproché de 100 m du village de Tebunginako. Le gouvernement de l’archipel envisage de se lancer dans l’achat de nouvelles terres.
Kiribati achète du terrain à Fidji

Depuis plusieurs mois, le gouvernement de Kiribati négocie l’achat de terrains à Fidji, pas forcément pour y reloger une partie des populations forcées de quitter leurs atolls d’origine, mais surtout pour assurer une alternative en matière de sécurité alimentaire en y plantant des cultures vivrières.
Ces terrains se situeraient sur l’île de Vanua Levu (Nord de l’archipel, l’un des plus grandes îles de Fidji), sur le site de Natoavatu Estate, pour une superficie de quelque 2.200 hectares.
Le gouvernement de Kiribati évoque depuis un « investissement » dans l’avenir.
Depuis, les États de Vanuatu et du Timor oriental ont aussi proposé d’accueillir, si besoin, une partie de la population de ces îles.

Sur ce sujet, et plus particulièrement concernant Kiribati, un auteur français, Julien Blanc-Gras, vient de publier un ouvrage intitulé « Paradis (avant liquidation) » (Éditions du Diable Vauvert (252 p., 17€)
(Écouter l’interview sur France-info, émission Le Livre du Jour
http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/le-livre-du-jour-21-06-julien-blanc-gras-1034287-2013-06-21#)


Îles Salomon, Papouasie-Nouvelle-Guinée

Aux îles Salomon, les changements climatiques ont aussi forcé, ces derniers, des villages à commencer à se déplacer plus à l’intérieur des terres.
C’est le cas de plusieurs îles (Pelau, Luaniua, Lord Howe et Sikaiana) dans la province de Malaïta.
Gordon Darcy Lilo, Premier ministre salomonais, lors d’une récente visite dans cette région, début juillet 2013, n’a pas hésité à officialiser cet état de fait en estimant qu’il est « temps de se déplacer » pour les populations de cette zone.
Une cellule gouvernementale est depuis chargée d’accompagner le mouvement et de faire en sorte que les familles devant déménager puissent disposer d’un lopin de terre suffisamment grand, sur l’île de Malaïta.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’autres îles sont aussi confrontées au même phénomène : les plus récemment citées sont plusieurs petites îles situées dans le groupe des Siassi (province de Morobé).
D’autres insulaires, dans le Détroit de Torrès, tout près du Nord de l’Australie, ou dans les tout petits ilots Carteret, pourraient quant à eux trouver refuge sur l’île de Bougainville.
Ironie du sort : l’île de Manus, où un camp de détention pour boat-people interceptés au large de l’Australie a été réactivé et héberge plus centaine de ressortissants Sri-lankais, Irakiens ou Afghans, serait elle aussi entrée dans un processus de submersion progressive, à un rythme encore plus élevé que dans les îlots Carteret, rapportait fin 2012 la presse locale.

Pour trouver d la documentation sur les effets des changements climatiques et le phénomène de migration dans le pacifique insulaire

Rédigé par PAD le Mardi 13 Août 2013 à 06:07 | Lu 507 fois





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