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Challenger #10 : Michel Bourez


Michel Bourez a déjà marqué l’histoire du surf de compétition en devenant le premier Tahitien à intégrer le World Tour, le championnat du monde organisé par la World Surf League où il évoluera en 2017 pour la 9e année consécutive. Sur les huit premières années, il aura réussi à être 5e en 2014 et 6e en 2016, 2016 est donc le deuxième meilleur résultat de sa carrière.



Michel revient de loin, car après une année 2014 exceptionnelle, une année qui lui a permis de remporter deux étapes sur 11 que comporte le World Tour, il avait connu une année 2015 compliquée par un terrible wipe out à Teahupo’o, une année qui s’était terminée par une 21e place à l’issue du championnat, à la limite de la relégation. Il a pu revenir à son meilleur niveau en 2016.
 
Lors de l’année 2016, Michel Bourez va faire preuve de régularité. Deux 13e places, une 5e place, cinq 9e places, seulement deux 25e places et enfin la victoire finale à Hawai’i. Alors qu’il est 8e au classement, c’est à domicile qu’il va obtenir sa première 25e place de l’année dans cette Billabong Pro Tahiti qui ne lui a jamais permis d’aller plus loin que le round 5.
 
Michel Bourez est habitué à encaisser, il poursuit sa saison qui va se terminer sur une victoire flamboyante, celle du Billabong Pipeline Masters. Il y fait un bon parcours avec de très bons scores, surfant Pipeline, côté « backdoor », face à la vague. Il sort John John Florence l’actuel n°1, puis Kolohe Andino en demi et enfin s’impose contre Kanoa Igarashi dans une finale sans vagues. Cette fois-ci les Dieux de l’océan étaient avec lui pour une victoire méritée.

En bref

Né le :
30 décembre 1985 à Moerai (Rurutu)
 
Origines

Père d’origine européenne né en Nouvelle Calédonie, mère d’origine Paumotu de l’île Anaa.
 
Situation familiale

En concubinage, 2 enfants
 
Un héros de ton enfance ?

Mon père parce qu’il m’a toujours inculqué les valeurs telles que la persévérance et l’engagement.
 
Si tu étais un animal ?

Un Gorille car c’est un animal calme et qui a une grande force physique.
 
Une valeur morale ?

Quand on veut on peut.

Ton activité professionnelle :
Surfeur professionnel.
 
Tes sponsors ?

Hurley, Red Bull, Firewire surfboards, Air Tahiti Nui , Future fins, Oam, Nike

3 meilleurs résultats de ton palmarès ?
5e au Rip Curl Pro
Pipe masters Champ 2016 (North Shore, Hawaii)
6e mondial au classement général WSL

5 questions à Michel Bourez

Tes débuts ?
 
« J’ai commencé le surf à 8 ans chez moi à Mataiea avec mon grand frère Naea. Ma tante Nathalie nous avait passé une planche en mousse. Je voulais faire comme les grands que j’admirais et m’amuser avec eux dans l’eau. C’était le début d’une longue histoire entre moi et l’océan. C’est grâce à un bon  encadrement que j’ai pu me faire une place dans le monde professionnel en réussissant à intégrer le championnat du monde de surf en 2009. »
 
Ton entrainement ?
 
« Je surfe minimum deux heures par jour mais, si les conditions sont optimales, je peux y passer la journée. Je pratique le jiu jitsu depuis trois ans maintenant, pour développer la confiance en soi, la souplesse et l’engagement. A chaque étape du World Tour, j’essaye d’arriver un peu avant pour m’habituer au spot, aux conditions météo. J’essaye mes planches pour trouver la bonne. »
 
Tes plus beaux succès en compétition ? Une anecdote ?
 
« J’avais comme objectif cette année d’arriver dans le top 10. La compétition à Pipeline était la dernière de l’année. J’étais classé 13e avant le début de la compétition. Pour atteindre l’objectif que je m’étais fixé au début de l’année, il fallait que je batte le champion du monde en titre et local du spot John John Florence en quart de finale.
En le battant, j’avais déjà l’impression d’avoir gagné la compétition : challenge relevé.
La cerise sur le gâteau : je remporte la finale, ce qui me place dans le cercle fermé des quatre personnes à avoir remporté les trois étapes de la Triple Crown et je finis 6e mondial au classement général. »
 
Tes motivations ?
 
« La famille, avant tout. Tu peux être très bon mais si tu n’as pas envie de te lancer dans la compétition, ou que tu le fais à moitié et que tu perds ton sponsor, tu perds tout. Tout dépend de la flamme que tu as en toi, et de combien de temps elle va durer surtout, parce qu’il arrivera un moment dans la vie où tu perds un peu l’envie. Finalement, il ne faut jamais lâcher. Je suis juste quelqu’un qui n’a jamais abandonné, c’est aussi simple que ça. »
 
Tes objectifs ? Remerciement ou message ?
 
« J’ai pour objectif cette année d’être une meilleure personne, de passer un tour à la compétition de Teahupo’o LOL, pourquoi pas d’être le prochain champion du monde de surf. Mon message : fixez vous un objectif impossible à atteindre jusqu’à ce que vous deveniez la personne qui pourra le faire. Merci à ma femme qui est toujours là pour moi, à tous ceux qui m’envoient des messages, franchement cela me fait toujours du bien de savoir qu’il y a des gens qui comptent sur moi. »





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