MONTREAL, 19 juin 2012 (AFP) - Le Canadien Luka Rocco Magnotta a plaidé non coupable mardi du meurtre et du dépeçage du corps d'un étudiant chinois au terme d'une brève comparution par visioconférence devant la justice à Montréal.
Magnotta, 29 ans, vêtu d'un sweat à capuche gris vert, est resté impassible pendant les dix minutes environ de l'audience qui s'est tenue en anglais. Il n'a pas esquissé un sourire ni même une quelconque mimique. Il était debout dans un box ressemblant à un parloir, encadré de deux policiers.
Il a plaidé non coupable aux cinq chefs d'accusation retenus contre lui lors de sa comparution, à partir du commissariat du nord de Montréal où il est détenu depuis lundi soir.
Il devait être transféré plus tard mardi vers une prison et comparaître de nouveau jeudi à 14H00 (18H00 GMT) par visioconférence où son avocat comptait demander qu'il subisse une évaluation psychiatrique.
Le procureur de la Couronne (ministère public), Me Louis Bouthillier, a expliqué que la défense souhaitait que Magnotta soit "évalué sur le plan psychiatrique, pour évaluer sa responsabilité criminelle".
Luka Rocco Magnotta n'était pas dans la salle où se tenait l'audience pour des raisons de sécurité, selon la police, qui ne préférait pas prendre de risques en faisant circuler l'accusé dans la ville.
Des adolescents à l'audience
Au palais de justice, quelques adolescents étaient venus assister à la comparution. Parmi eux, trois garçons de treize ans, dont l'un dit avoir "regardé un peu la vidéo" diffusée sur internet du meurtre sauvage de l'étudiant chinois Lin Jun, dont est accusé Magnotta.
"Ça m'intrigue beaucoup de voir comment un homme qui a fait un meurtre aussi grave, aussi cruel, peut paraître aussi calme et banal comme quand il passe à la télé", a déclaré à l'AFP Annas, un élève de première secondaire (l'équivalent de la classe de quatrième en France, ndlr).
À côté de lui, son camarade de classe, Nicolas, invoque des raisons plus scolaires à sa présence. "Moi je veux devenir avocat, donc ça m'intéressait de voir comment l'avocat de la défense allait défendre Magnotta", explique-t-il. "D'après moi, poursuit-il, il va dire qu'il avait des problèmes mentaux ou qu'il était sous l'influence d'une drogue ou quelque chose comme ça, parce qu'avec toutes les preuves contre lui, ça doit être difficile".
Extradé par l'Allemagne, où il avait été arrêté le 4 juin dans un cybercafé au terme d'une cavale de dix jours, Magnotta est arrivé lundi soir à Montréal à bord d'un avion militaire, sous forte escorte policière. Menotté, portant un pull vert et un pantalon foncé, il avait été conduit au commissariat, où il a passé la nuit.
Magnotta est accusé d'avoir tué sauvagement l'étudiant chinois de 33 ans à coups de pic à glace dans la nuit du 24 au 25 mai à Montréal. Il est soupçonné d'avoir ensuite démembré son corps et d'avoir filmé puis diffusé la scène sur internet.
Il fait face à cinq chefs d'accusation: "meurtre", "outrage à cadavre", "publication de choses obscènes", "envoi par la poste de choses obscènes" et "harcèlement criminel" à l'encontre du Premier ministre canadien Stephen Harper et d'autres personnes.
Il est passible de la prison à perpétuité.
Magnotta, 29 ans, vêtu d'un sweat à capuche gris vert, est resté impassible pendant les dix minutes environ de l'audience qui s'est tenue en anglais. Il n'a pas esquissé un sourire ni même une quelconque mimique. Il était debout dans un box ressemblant à un parloir, encadré de deux policiers.
Il a plaidé non coupable aux cinq chefs d'accusation retenus contre lui lors de sa comparution, à partir du commissariat du nord de Montréal où il est détenu depuis lundi soir.
Il devait être transféré plus tard mardi vers une prison et comparaître de nouveau jeudi à 14H00 (18H00 GMT) par visioconférence où son avocat comptait demander qu'il subisse une évaluation psychiatrique.
Le procureur de la Couronne (ministère public), Me Louis Bouthillier, a expliqué que la défense souhaitait que Magnotta soit "évalué sur le plan psychiatrique, pour évaluer sa responsabilité criminelle".
Luka Rocco Magnotta n'était pas dans la salle où se tenait l'audience pour des raisons de sécurité, selon la police, qui ne préférait pas prendre de risques en faisant circuler l'accusé dans la ville.
Des adolescents à l'audience
Au palais de justice, quelques adolescents étaient venus assister à la comparution. Parmi eux, trois garçons de treize ans, dont l'un dit avoir "regardé un peu la vidéo" diffusée sur internet du meurtre sauvage de l'étudiant chinois Lin Jun, dont est accusé Magnotta.
"Ça m'intrigue beaucoup de voir comment un homme qui a fait un meurtre aussi grave, aussi cruel, peut paraître aussi calme et banal comme quand il passe à la télé", a déclaré à l'AFP Annas, un élève de première secondaire (l'équivalent de la classe de quatrième en France, ndlr).
À côté de lui, son camarade de classe, Nicolas, invoque des raisons plus scolaires à sa présence. "Moi je veux devenir avocat, donc ça m'intéressait de voir comment l'avocat de la défense allait défendre Magnotta", explique-t-il. "D'après moi, poursuit-il, il va dire qu'il avait des problèmes mentaux ou qu'il était sous l'influence d'une drogue ou quelque chose comme ça, parce qu'avec toutes les preuves contre lui, ça doit être difficile".
Extradé par l'Allemagne, où il avait été arrêté le 4 juin dans un cybercafé au terme d'une cavale de dix jours, Magnotta est arrivé lundi soir à Montréal à bord d'un avion militaire, sous forte escorte policière. Menotté, portant un pull vert et un pantalon foncé, il avait été conduit au commissariat, où il a passé la nuit.
Magnotta est accusé d'avoir tué sauvagement l'étudiant chinois de 33 ans à coups de pic à glace dans la nuit du 24 au 25 mai à Montréal. Il est soupçonné d'avoir ensuite démembré son corps et d'avoir filmé puis diffusé la scène sur internet.
Il fait face à cinq chefs d'accusation: "meurtre", "outrage à cadavre", "publication de choses obscènes", "envoi par la poste de choses obscènes" et "harcèlement criminel" à l'encontre du Premier ministre canadien Stephen Harper et d'autres personnes.
Il est passible de la prison à perpétuité.








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