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Bora Bora va accueillir la 1ère conférence environnementale du Pacifique



PAPEETE, le 22 septembre 2017 - La Polynésienne des eaux et la Calédonienne des eaux organisent la première conférence environnementale du Pacifique. Elle aura lieu à Bora Bora du 26 au 28 septembre. L’objectif : réunir les institutionnels, spécialistes de l’environnement, représentants d’organisations non gouvernementales et collectivités de territoires iliens autour de problématiques partagées, à savoir l’accès à l’eau et la gestion des déchets.

La conférence environnementale du Pacifique est un dialogue ouvert entre acteurs de Polynésie française, des îles Cook, des Samoa, de Fidji, de Nouvelle-Calédonie ou bien encore de Wallis et Futuna. Elle aura lieu à Bora Bora du 26 au 28 septembre et consistera en une succession de tables rondes.

Chaque table ronde sera animée par des intervenants locaux et, pour certains, internationaux. Elle sera surtout l’occasion d’échanger avec le public d’invités (ils sont une centaine) sur des problématiques communes des îles du Pacifique. Des visites de l’Osmosun (voir encadré), du Centre d’enfouissement technique et de la station d’épuration de Povai sont également programmées. Elles viendront illustrer les échanges qui auront lieu tout au long de l’événement.

Eau et déchets

Les problématiques des territoires iliens sont notamment l’accessibilité à l’eau et la gestion des déchets. Une table ronde sur "les solutions pour l’eau potable dans les îles du Pacifique" et sur "la valorisation des déchets dans les îles" sont donc prévues. La première sera présidée par Jammie Saena, P-dg de la Samoa Water Authority. Il sera question de gestion, d’accès, de mise à disposition d’une ressource rare pour une population toujours plus nombreuse.

Le responsable des opérations îles de la Polynésienne des eaux, la directrice du département eau potable du syndicat pour la promotion des communes (SPCPF), le directeur général de la Calédonienne des eaux, un directeur de recherche du centre national de recherche scientifique (CNRS) et le vice président de Mascara (voir encadré) seront autour de la table.

La table ronde consacrée à la gestion des déchets sera présidée par Winiki Sage, président du Conseil économique social et culturel de la Polynésie française (CESC). Autour de lui se trouveront : la directrice déléguée star Pacifique Nouvelle Calédonie, branche déchets de Suez, le directeur général de Fenua Ma, le chef de division performance des services délégués de la ville de Nouméa, l’adjointe au maire chargée de l’environnement de la ville de Nouméa et le 1er adjoint au maire de la ville de Monte Dore (Nouvelle Calédonie).

"De l’or dans nos poubelles"


Ensemble, ils partiront du postulat : "il y a de l’or dans nos poubelles" et "dans les bennes de nos stations d’épuration". Mais comment le développement de l’économie circulaire peut-il amener à repenser les filières et donner une deuxième vie aux déchets ?

Des échanges émergeront des pistes à suivre, des projets, des concepts espèrent les organisateurs. Quelles solutions pour les mettre en œuvre ? Rendez-vous est donné autour d’une table ronde sur les technologies "smart".

Enfin, pour concrétiser les projets, il faut de l’argent. Aussi, une table ronde sur le financement des projets présentera les dispositifs de financement. "Les taux sont au plus bas", glisse au passage le directeur de l’Agence française pour le développement (AFD) Thierry Paulais, qui animera les débats. "De mémoire d’économiste nous n’avons jamais vu ça. Nous sommes en mesure de proposer des prêts à taux zéro ou presque pour les projets environnementaux. Les communes qui peuvent s’endetter aujourd’hui devraient y réfléchir sérieusement", lance-t-il comme un appel aux invités mais aussi aux décideurs communaux.

Près de 70 familles alimentées par l’Osmosun

À Bora Bora, l’Osmosun est en test depuis mars. "Il produit en moyenne nous sommes à entre 60 et 70 m3 jour. Ce qui permet d’alimenter 70 familles de l’île", indique Heimata Carle, responsable du développement commerciale de la Polynésienne des eaux (groupe Suez). L’Osmusun est un désalinisateur d’eau de mer à osmose inverse de la société Mascara Renewable Water. Il fonctionne à l’énergie renouvelable. "Nous avons 400 m2 de panneaux photovoltaïques effectifs", précise Heimata Cale. L’installation qui a coûté 30 millions de Fcfp est un prototype sur lequel des ajustements sont en cours de réalisation. D’ici quelques mois, un Osmosun sera installé dans une autre île de Polynésie, plus inaccessible, moins pourvu en infrastructure. "C’est l’objectif de cet osmoseur, produire de l’eau sur des territoires isolés." Dans le monde, deux prototypes d’Osmosun de la start-up Mascara Renewable Water, fonctionnent grandeur nature. L’un au Qatar, l’autre à Bora Bora.

Rédigé par Delphine Barrais le Vendredi 22 Septembre 2017 à 08:44 | Lu 1007 fois






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