LA PAZ, 26 juin 2012 (AFP) - Une marche d'indiens amazoniens opposés à un projet routier a retardé son arrivée à La Paz pour éviter de se mélanger avec des policiers en grève, campant face à la présidence, et éviter les accusations de conspiration contre le gouvernement, a annoncé mardi un dirigeant indigène.
"La marche n'a pas encore de date d'arrivée. Nous arriverons n'importe quel autre jour (que mardi, comme prévu auparavant) pour discuter avec le gouvernement sur les neufs points de notre plate-forme" de revendications, a expliqué à l'AFP Fernando Vargas.
Les marcheurs ont passé la nuit à Urujara, à 12 kilomètres au nord de la capitale bolivienne, où il demeureront jusqu'à décider de la date la plus appropriée pour rallier La Paz sans être impliqués dans le conflit qui oppose ces derniers jours le gouvernement et des policiers réclamant notamment de meilleurs salaires.
"Nous n'avons rien à voir avec l'hitoire de la police", a ajouté M. Vargas, écartant les accusations de tentative de coup d'Etat formulée par le gouvernement du socialiste Evo Morales à l'égard des protestataires.
Des représentants des policiers en grève, dont certains campent sur la Place d'Armes de La Paz, face à la présidence, ont négocié toute la nuit avec le ministre de l'Intérieur, mais aucune n'annonce n'a été faite mardi matin.
Un millier d'indiens d'Amazonie sont rassemblés aux environs de La Paz, opposés à la construction d'une route traversant le parc naturel Tipnis. Une marche similaire s'était déroulée à l'automne 2011, qui avait débouché sur la suspension du projet et l'annonce par le gouvernement d'une consultation avant toute décision. Les indiens craignent que le projet ne soit finalement relancé.
Le président Evo Morales a récemment déclaré que des secteurs de l'opposition complotaient contre son gouvernement et tentaient de faire converger les revendications des indiens et celles des policiers. Le vice-président Alvaro Garcia a même mentionné l'existence d'un "Plan Tipnis", destiné à déstabiliser le gouvernement.
"La marche n'a pas encore de date d'arrivée. Nous arriverons n'importe quel autre jour (que mardi, comme prévu auparavant) pour discuter avec le gouvernement sur les neufs points de notre plate-forme" de revendications, a expliqué à l'AFP Fernando Vargas.
Les marcheurs ont passé la nuit à Urujara, à 12 kilomètres au nord de la capitale bolivienne, où il demeureront jusqu'à décider de la date la plus appropriée pour rallier La Paz sans être impliqués dans le conflit qui oppose ces derniers jours le gouvernement et des policiers réclamant notamment de meilleurs salaires.
"Nous n'avons rien à voir avec l'hitoire de la police", a ajouté M. Vargas, écartant les accusations de tentative de coup d'Etat formulée par le gouvernement du socialiste Evo Morales à l'égard des protestataires.
Des représentants des policiers en grève, dont certains campent sur la Place d'Armes de La Paz, face à la présidence, ont négocié toute la nuit avec le ministre de l'Intérieur, mais aucune n'annonce n'a été faite mardi matin.
Un millier d'indiens d'Amazonie sont rassemblés aux environs de La Paz, opposés à la construction d'une route traversant le parc naturel Tipnis. Une marche similaire s'était déroulée à l'automne 2011, qui avait débouché sur la suspension du projet et l'annonce par le gouvernement d'une consultation avant toute décision. Les indiens craignent que le projet ne soit finalement relancé.
Le président Evo Morales a récemment déclaré que des secteurs de l'opposition complotaient contre son gouvernement et tentaient de faire converger les revendications des indiens et celles des policiers. Le vice-président Alvaro Garcia a même mentionné l'existence d'un "Plan Tipnis", destiné à déstabiliser le gouvernement.








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