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Bodyboard – Sparkgreen Tahiti Challenge : Un nouveau départ pour le bodyboard local ?


Le bilan sportif et humain de cette première édition du Sparkgreen Tahiti Challenge est positif. Certes les vagues et le temps n’ont pas été idéaux mais cette première compétition à Teahupo’o a offert malgré tout du grand spectacle au public local comme international. Les bodyboardeurs locaux comme Cédric Estall, Angelo Faraire et les autres ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec l’élite mondiale de la discipline.



Jeff Hubbard s'impose, le local Cédric Estall est 2e, Jared Houston complète le podium
Jeff Hubbard s'impose, le local Cédric Estall est 2e, Jared Houston complète le podium
TAHITI, le 3 mai 2016. Il aura fallu attendre 13 ans pour voir le retour d’une compétition de bodyboard à Teahupo’o. Certes, il y avait les compétitions de la fédération tahitienne de surf organisées à Papara ou Papenoo ou encore le Taapuna Master sur une très belle vague de récif, mais Teahupo’o reste Teahupo’o, une vague aussi belle que dangereuse de renommée mondiale.
 
Le bilan sportif est positif. Avec 48 compétiteurs et 14 Tahitiens engagés, 5 sont arrivés jusqu’au round 4 : Tahurai Henry, Cédric Estall, Julien Miremont, Teavanui Dinard, et Angelo Faraire. 2 sont arrivés en quart de finale Angelo Faraire et Cédric Estall et 1 en finale, Cédric Estall, un local de Teahupo’o qui s’était inscrit au dernier moment par manque de moyens, poussé par ses amis.
 
Les vagues n’auront pas été exceptionnelles mais les « miettes » de la plus belle vague du monde c’est déjà beaucoup mieux que les vagues proposées par beaucoup d’autres spots dans le monde. Le 2e jour de compétition, pour le round 2 et 3, a proposé de magnifiques sections permettant à chacun de tenter sa chance, même si certaines séries sans vagues ont fait sortir quelques pointures comme Nicolas Richard, Alvino Tupuai, David Tuarau ou Tahurai Henry que l’on aurait souhaité voir dans du gros.

On aurait aimé voir David Tuarau dans du vraiment gros
On aurait aimé voir David Tuarau dans du vraiment gros
On peut dire qu’au niveau de l’organisation le Vairao Surf Club, présidé par Max Wasna, aura proposé un bel événement, malgré des moyens beaucoup plus modestes que ceux de la Billabong Pro Tahiti. Alors qu’il n’y avait pas de live web lors de la première étape à Hawai’i, les internautes ont pu bénéficier d’un live web en français et d’un autre en Anglais, ce qui fut évidemment positif pour le public local comme international, pour la promotion de la Polynésie et pour les sponsors.
 
Le bodyboard est une discipline accessible aux jeunes polynésiens. Nul doute que la discipline, déjà plébiscitée, puisse bénéficier d’un nouvel élan grâce à cet événement qui a permis à de nombreux Polynésiens de participer, contrairement à la Billabong Pro Tahiti qui reste une compétition avec un accès très limité aux locaux. Deux magasins permettent aux pratiquants d’avoir du matériel de pro : 662 Tahiti de Michel Pescheux et Plug Bodybaord de Nicolas Richard.
 
Des figures spectaculaires, des athlètes internationaux accessibles, des locaux talentueux, de la fraternité, tous les ingrédients du succès étaient présents et les valeurs véhiculées ont été positives. La longue période d’attente a permis aux athlètes de participer à plusieurs œuvres sociales auprès d’enfants en difficulté. Nul doute que de nombreuses personnes attendent de pied ferme la deuxième édition. Et si cette fois-ci les vagues sont vraiment grosses…

Max Wasna, président du club organisateur
Max Wasna, président du club organisateur
Max Wasna, président du Vairao Surf Club :
 
Quel est le bilan de la compétition ?
 
« On peut dire que c’est une réussite car les bodyboardeurs pros sont tous venus, en tous cas les plus grands, comme Guilherme Tamega, Mike Stewart, les frères Hubbard, les frères Player ont répondu présent, sans oublier les locaux. En tant que président du club organisateur, voir que nos locaux arrivent à rivaliser avec ces champions est synonyme de réussite sur le plan sportif. »
 
« Sur le plan organisationnel, on s’en sort bien, on a une bonne équipe bien structurée, il y a la sécurité sans oublier le support de la fédération pour le montage du scaff et le reste. Lors des jours « off » on a pu faire différentes actions sociales, de l’initiation avec les enfants défavorisés, les enfants handicapés, on a été voir les enfants malades à l’hôpital. On a fait aussi de l’environnement avec du bouturage de corail. On a bouclé le programme prévu. »
 
L’expérience de la Billabong Pro Tahiti a été précieuse ?
 
« Bien sûr. C’est avant tout un travail d’équipe et cela a été un « Challenge » pour tout le monde. Avec toute cette expérience de la Billabong Pro, on s’est dit qu’on allait faire nous même un événement pour accueillir l’élite mondiale du bodyboard. Il y aura bien sûr plein de détails à régler l’année prochaine mais tout le monde a joué le jeu. Après, le comparatif avec la Billabong Pro a aussi ses inconvénients car les gens s’attendent à ce que l’on ait de gros moyens alors que ce n’est pas du tout le cas. On démarre comme a démarré il y a des années la Gotcha Pro qui est devenue ensuite la Billabong Pro. »
 
On peut être surpris de la convivialité entre les compétiteurs ?
 
« Ils sont solidaires, amicaux. Ils sont moins « stars » car il n’y pas les mêmes moyens que dans le surf. Ils s’entraident, cela fait plaisir car on peut faire des choses avec eux, ils sont disponibles, humbles et accessibles. Ils ont répondu présent aux différentes actions que l’on a mis en place, en tant qu’organisateur c’est plus facile de travailler dans ces conditions. »
 
La retransmission internet a été un des points forts ?
 
« Le chiffre de 250 000 internautes a été évoqué pour le live, on pense atteindre le million de visiteurs sur le mois. On voulait que le maximum de gens puisse suivre l’événement, pour faire connaître notre Polynésie à travers ce sport qui est pratiqué par pas mal de gens car plus accessible, facile à apprendre, avec un matériel moins cher. Le but c’est de faire connaître la Polynésie, la vague de Teahupo’o, dans le monde entier. On espère que le Ministère du tourisme nous accompagnera l’année prochaine, ce n’a pas été le cas cette année. »
 
Un dernier mot, un remerciement ?
 
« Je remercie en premier lieu la population. Le fait d’avoir grandi ici et avec l’expérience de la Billabong, cela m’a permis d’avoir pas mal de connaissances. Les gens ont joué le jeu. Merci au maire de Taiarapu-ouest Wilfred Tavaearii, au maires de Teahupo’o, de Vairao, de Toahotu, merci au gouvernement, au ministère de la jeunesse et des sports, au président du Pays qui nous ont accompagnés, sans oublier les partenaires comme Sparkgreen, une marque de textile de la presqu’île, Opt pour la retransmission live, Air Tahiti Nui pour la partie logistique, la Brasserie de Tahiti…On espère en avoir plein aussi pour l’année prochaine. » SB

Angelo Faraire, actuellement 7e mondial
Angelo Faraire, actuellement 7e mondial
Angelo Faraire est arrivé jusqu’en quart de finale :
 
Ton bilan de la compétition ?
 
« C’est carrément positif. Au niveau sportif, je retiens qu’il faut assurer toujours un bon score sur la première vague pour être moins stressé pour la suite de chaque série. C’est ce que j’ai pu faire en général mais je n’ai pas eu trop de chance au niveau de ma deuxième vague qui s’est souvent faite attendre. Je suis passé tout juste plusieurs fois, parfois en toute fin de série. »
 
Ton expérience a payé, on peut le dire ?
 
« Au round 2, je suis tombé contre Jason Finley, c’était un de mes bodyboardeurs préférés. J’avais le stress, le trac. J’avais peur de perdre, du coup j’ai essayé de tout donner et ça a fini par payer. C’est ma première année de compétitions internationales, je vais essayer de continuer à focus sur le bodyboard, si je vois que je fais des résultats, peut être je continuerai dans cette voie. On verra. »
 
Belle ambiance en tous cas entre bodyboardeurs ?
 
« C’est différent du surf. Les surfeurs sont tellement à fond en mode compétition qu’il ne se voient plus en tant que « collègues ». (…) Tahiti c’est petit, dès que c’est gros on se retrouve sur les spots, donc c’est que du positif. Avec les étrangers c’était convivial. Cela nous a fait plaisir de voir les pros arriver chez nous. Pour une fois qu’on peu rivaliser avec eux, c’est que du plaisir. »
 
Comme à Hawai’i, tu as été un des locaux à aller le pus loin ?
 
« Je suis super content. Cette fois-ci, il y avait aussi mon ami d’enfance Cédric Estall. Ce gars là, je le connais depuis que j’ai commencé le bodyboard à Teahupo’o. Il a toujours été mon rival. On s’est tout le temps « battus » sur le spot. Il m’a poussé, je l’ai poussé, on s’est motivés mutuellement. C’est sûr en tous cas que je suis content de faire de bons résultats au niveau international. C’est que du bonheur. On voit que les gars de Tahiti ont quand même le niveau pour se mesurer avec les internationaux. »
 
Un dernier mot, un remerciement ?
 
« On espère vraiment que les organisateurs remettront ça l’année prochaine. Vu le succès, je pense que tout le monde fera tout pour remettre ça, pour que ce soit une étape régulière du tour. Un grand merci à Michel Pescheux pour Five Bodyboards et 662 Tahiti, 662 Hawaii, United Clothing. Je viens d’intégrer le team Sparkgreen donc merci à eux. Et merci à toi et à Tahiti Infos pour les articles. » SB

Le bodyboard, une discipline en plein essor
Le bodyboard, une discipline en plein essor

Rédigé par SB le Mardi 3 Mai 2016 à 12:42 | Lu 3106 fois


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