BANGKOK, 06 juil 2012 - Le Laos a promis de ne pas entreprendre la construction d'un barrage controversé sur le Mékong avant d'avoir répondu à "toutes les préoccupations" de ses voisins sur son impact environnemental, a indiqué la presse officielle vendredi.
La construction de la centrale hydroélectrique de Xayaburi, projet de 3,8 milliards de dollars mené par le groupe thaïlandais CH Karnchang, divise les pays riverains du fleuve depuis des mois.
"Le projet de Xayaburi va développer l'un des barrages les plus transparents et modernes du monde", a assuré dans un entretien au Vientiane Times le ministre de l'Energie et des mines Viraphonh Viravong, précisant que les pays membres de la Commission régionale du Mékong (MRC) seraient invités sur le site.
Les membres de la MRC (Vietnam, Cambodge, Thaïlande et Laos) ont suspendu il y a un an la construction du barrage, premier d'une série de onze sur la partie inférieure du fleuve. Le Vietnam et le Cambodge craignent en particulier pour leur stock de poissons et de sédiments.
Le Laos a fait réaliser deux études par des consultants indépendants qui "ont conseillé au gouvernement de modifier le barrage", lequel doit notamment être équipé d'un système permettant à 85% des poissons de le franchir, a précisé le Vientiane Times.
"Une fois que le gouvernement sera convaincu qu'il a répondu à toutes les inquiétudes de ses voisins", le projet sera redémarré, a ajouté le journal, citant le ministre.
Xayaburi est devenu un symbole des risques pesant sur le fleuve. Les écologistes affirment notamment que le barrage, d'une capacité de 1.260 mégawatts, serait désastreux pour les 60 millions d'habitants qui dépendent du fleuve pour le transport, l'alimentation et l'économie.
L'ONG écologiste International Rivers a récemment assuré que malgré les dénégations de Vientiane, d'"importantes activités de déplacement de population et de construction étaient en cours".
Mais Viraphonh a assuré que seuls avaient commencé des travaux préliminaires de construction de routes, ainsi que des explorations géologiques.
La construction de la centrale hydroélectrique de Xayaburi, projet de 3,8 milliards de dollars mené par le groupe thaïlandais CH Karnchang, divise les pays riverains du fleuve depuis des mois.
"Le projet de Xayaburi va développer l'un des barrages les plus transparents et modernes du monde", a assuré dans un entretien au Vientiane Times le ministre de l'Energie et des mines Viraphonh Viravong, précisant que les pays membres de la Commission régionale du Mékong (MRC) seraient invités sur le site.
Les membres de la MRC (Vietnam, Cambodge, Thaïlande et Laos) ont suspendu il y a un an la construction du barrage, premier d'une série de onze sur la partie inférieure du fleuve. Le Vietnam et le Cambodge craignent en particulier pour leur stock de poissons et de sédiments.
Le Laos a fait réaliser deux études par des consultants indépendants qui "ont conseillé au gouvernement de modifier le barrage", lequel doit notamment être équipé d'un système permettant à 85% des poissons de le franchir, a précisé le Vientiane Times.
"Une fois que le gouvernement sera convaincu qu'il a répondu à toutes les inquiétudes de ses voisins", le projet sera redémarré, a ajouté le journal, citant le ministre.
Xayaburi est devenu un symbole des risques pesant sur le fleuve. Les écologistes affirment notamment que le barrage, d'une capacité de 1.260 mégawatts, serait désastreux pour les 60 millions d'habitants qui dépendent du fleuve pour le transport, l'alimentation et l'économie.
L'ONG écologiste International Rivers a récemment assuré que malgré les dénégations de Vientiane, d'"importantes activités de déplacement de population et de construction étaient en cours".
Mais Viraphonh a assuré que seuls avaient commencé des travaux préliminaires de construction de routes, ainsi que des explorations géologiques.








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