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Au "Campus Outre-mer" les ultramarins trouvent de l'aide pour étudier dans l'Hexagone




Au "Campus Outre-mer" les ultramarins trouvent de l'aide pour étudier dans l'Hexagone
Paris, France | AFP | samedi 03/09/2016 - Ils sont Guadeloupéens, Guyanais, Mahorais ou Réunionnais et viennent poursuivre leurs études en métropole. Mais loin de leurs familles et confrontés à la difficulté de se loger, d'obtenir une bourse ou de trouver un emploi ou une formation, ces jeunes ultramarins sont venus chercher de l'aide samedi au Campus Outre-mer à Paris.

"Je cherche un logement", explique Clinty, un jeune Guadeloupéen de 19 ans, dans les jardins du ministère des Outre-mer, où se tient la deuxième édition de ce "salon de l'étudiant" des ultra-marins, organisé par l'Association des Jeunes de Guadeloupe (Ajeg), le ministère et l'agence de l'Outre-mer pour la mobilité (Ladom), qui finance des billets d'avion pour les étudiants ultramarins.

Clinty vient entamer sa deuxième année de licence Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) en Ile-de-France, après une année en Guadeloupe. Hébergé depuis son arrivée par une amie, il espérait avoir une chambre universitaire, mais se retrouve "sur liste d'attente". "Je trouve dommage qu'on ne soit pas prioritaire, nous qui venons de loin", explique le jeune homme qui cherche également un "job pour financer (ses) études".

Marceline, 19 ans, originaire de Mayotte, recherche "des informations pour l'aide au logement". Etudiante "en langue étrangère 2e année à Reims", elle avoue avoir "la chance" d'avoir un grand frère en métropole, qui a "fait des démarches" et lui a obtenu une chambre en cité U. Mais pour elle, "le plus dur c'est l'intégration" sur un territoire qu'elle ne connaissait pas.

Chaque année, 25.000 étudiants ultramarins viennent dans l'Hexagone. "Ce n'est pas simple. C'est un grand voyage", a reconnu la nouvelle ministre des Outre-mer Ericka Bareigts, originaire de la Réunion.

"Quand le jeune ultra-marin arrive en métropole, il rencontre souvent des difficultés pour se loger, ouvrir un compte ou faire un crédit pour payer ses études, obtenir des aides sociales ou une bourse, ou même trouver une formation en apprentissage, un stage ou un emploi. Beaucoup de jeunes partent sans être informés, avec des dossiers parfois mal ficelés", explique Marie-Ena Jacoby-Koaly, membre de l'AJeG et organisatrice de l'événement.

"On est là pour leur dire qu'ils ne sont pas seuls. L'objectif est de leur donner toutes les clés pour qu'ils réussissent leur année sereinement" et "évitent les décrochages", ajoute-t-elle.

-"choc de culture"-

Au fil des stands et des ateliers, le Crous, la Caisse des affaires familiales, des mutuelles étudiantes, des banques, des structures d'accompagnement à l'emploi, des organismes de formations dispensent leurs conseils et leurs informations, tout comme les associations d'étudiants qui proposent leur réseau et leur retour d'expérience aux nouveaux venus.

"On a diffusé un guide où on donne des informations sur les démarches administratives, mais aussi comment mieux vivre au quotidien, utiliser les transports, éviter les pièges", détaille ainsi Thomas Tessia, président de l'Association des étudiants réunionnais de Paris.

Pour les étudiants de Saint-Martin, des ateliers de préparations au voyage ont été mis en place pendant l'été. Et en métropole, "on les prend sous notre aile pour tous les soucis qu'ils rencontrent, démarches administratives, bourses, assurance, logement", explique-t-on au stand de la Maison de Saint-Martin. Chaque étudiant est aussi parrainé par un plus ancien, afin d'éviter un trop gros "choc de culture".

Car aux difficultés administratives et à l'éloignement des proches, s'ajoutent une perte des repères et parfois des difficultés d'adaptation, liées "au climat, à la nourriture, à un autre mode de vie, à certaines expressions", explique Isabelle, Guyanaise en master 1 à Angers. Déjà venue en 2015 au Campus Outre-mer, elle y a rencontré "d'autres domiens (ndlr habitants des DOM) et je me suis rendue compte qu'on avait les mêmes problèmes".

"Quand je suis arrivée en métropole pour mes études, j'ai voulu gommé le plus possible ma différence pour m'intégrer", a expliqué Mme Bareigts aux étudiants. "Mais on n'efface pas ce qu'on est. Il faut prendre conscience que c'est notre différence qui est notre atout", a-t-elle plaidé. "Ce que vous êtes est votre plus-value".

Rédigé par AFP le Samedi 3 Septembre 2016 à 07:26 | Lu 167 fois


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