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Attentat déjoué: à Strasbourg, incrédulité après l'arrestation d'un animateur périscolaire




L'incompréhension dominait mardi chez les parents d'élèves de l'école strasbourgeoise dont un animateur a été arrêté au cours d'une opération qui a permis, selon le ministre de l'Intérieur, de déjouer un attentat, deux ans après le démantèlement d'une filière jihadiste dans ce même quartier.
Mardi matin, devant l'école de la Meinau, installée à la jonction d'un quartier de maisons élégantes et d'immeubles plus populaires, les parents interrogés décrivaient unanimement cet animateur périscolaire de 37 ans, Yassine B., comme "gentil" et apprécié des enfants. 
"C'est quelqu'un de souriant, sociable, très attentionné avec les enfants", explique une mère qui fréquente l'établissement depuis quatre ans. "Il avait l'air bien dans ses baskets. Je n'en veux pas à l'école, car c'est quelqu'un que j'aurais embauché moi-même", ajoute-t-elle.
"Mes enfants le connaissaient, ils l'aimaient bien. Ils faisaient des jeux avec lui après la cantine et il les récompensait", complète Leïla, mère de deux écoliers de CE1 et CM1. "Cela fait quand même peur, on ne sait pas ce qu'il y a dans la tête des gens", s'inquiète-t-elle.
 

- Equipes 'secouées' -

 
Vacataire pendant une dizaine d'années puis titularisé en 2014, Yassine B. travaillait à l'école élémentaire de la Meinau à l'heure du déjeuner et à l'école maternelle du même nom l'après-midi. 
Deux pistolets automatiques et de la propagande jihadiste ont été saisis chez cet homme, soupçonné d'avoir gagné la Syrie en 2015 en passant par Chypre. Sa garde à vue a été prolongée mardi. 
"C'est logique qu'on ait des équipes un peu secouées. Il n'y avait aucun signe avant-coureur. Nos équipes se demandent si elles ont raté quelque chose mais on leur dit +non, vous n'avez rien raté+", explique Mathieu Cahn, adjoint à la mairie de Strasbourg. 
L'élu décrit, lui aussi, un animateur "plutôt apprécié des enfants", un "agent bien noté". "Aujourd'hui, on a la certitude que rien dans ce qu'il préparait n'est à l'école même", insiste-t-il. 
Mardi soir, une réunion a eu lieu à l'école en présence des parents d'élèves et des représentants de la mairie et du rectorat. Un suivi psychologique sera assuré dès mercredi. 
Pour Stéphane, père d'un petit garçon, les parents, très solidaires, aspirent à un retour à la normale et "ont encore plus envie de s'investir dans cette école qu'avant". Cet événement "est un accident qui aurait pu se produire n'importe où", estime-t-il. Même tonalité chez Sylviana, pour qui "le point fort de cette école, c'est sa très bonne mixité sociale".
"Les parents ont compris que le danger n'avait pas un visage particulier", constate Françoise Buffet, adjointe à la mairie, qui se réjouit que "cette personne (ait) été arrêtée à temps".
Sur les sept personnes arrêtées dans la nuit de samedi à dimanche au cours de l'opération menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), quatre l'ont été dans la capitale alsacienne. Trois d'entre elles, dont l'animateur, ont été interpellées dans le quartier du Neuhof, voisin de celui de la Meinau, dans des HLM de cinq étages situés dans une même rue.
"C'est des personnes gentilles. Je ne m'y attendais vraiment pas. Si c'est vrai, c'est vraiment choquant", a commenté une habitante du quartier. "On a grandi ensemble", ces hommes ne sont "pas du tout dans la religion", a assuré une autre habitante au quotidien Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
Parmi les sept personnes interpellées au cours du week-end, "six étaient inconnues des services de renseignement", a souligné lundi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, indiquant qu'un attentat envisagé "de longue date" avait été "mis en échec".
Les quartiers sud de Strasbourg avaient déjà été le théâtre en mai 2014 du démantèlement d'une filière jihadiste, avec l'interpellation de sept Alsaciens qui s'étaient rendus en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014.
Ces hommes ont été condamnés en juillet dernier à Paris à des peines allant de six à neuf ans de prison ferme. La peine la plus lourde a été prononcée contre Karim Mohamed-Aggad, dont le frère Foued a été identifié comme l'un des kamikazes du Bataclan.

avec AFP

Rédigé par Roxane Berget le Mercredi 23 Novembre 2016 à 05:25 | Lu 308 fois


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