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Assemblée: Marcel Tuihani a reçu la presse



Le président de l'assemblée, Marcel TUIHANI a invité la presse autour d'un déjeuner au 4e étage de l'immeuble Tetunae
Le président de l'assemblée, Marcel TUIHANI a invité la presse autour d'un déjeuner au 4e étage de l'immeuble Tetunae
PAPEETE, le 21 septembre 2015- Le Président de l’Assemblée Marcel Tuihani recevait la presse ce lundi 21 septembre à l’occasion d’un déjeuner. Une réunion informelle au cours de laquelle il s’est livré au jeu des questions-réponses d’une manière que l’on pourrait qualifier d ‘assez « ouverte », mais également politique.

Après l’ouverture de la session qui s’est tenue jeudi dernier, le Président de l’Assemblée a souhaité réunir la presse afin de revenir dans le détail sur certains dossiers sur lesquels les élus seront invités à travailler dans les prochaines semaines.

Selon Marcel Tuihani, les conditions ne sont pas réunies pour que les séances budgétaires se déroulent dans le calme. « Vu la tournure de la session budgétaire, j’avoue que l’on n’est pas dans une démarche d’apaisement, il semble difficile de traiter les dossiers dans le cadre de professionnalisme que cela exige » estime-t-il d’entrée de jeu. Le Président du Pays a parfois l’impression d’être « dépossédé » de ses fonctions, dénonçant quelques « dysfonctionnements » selon lui mais aussi un manque de respect de la part du gouvernement à l’égard des élus de l’Assemblée. Ainsi certains textes sont divulgués à la presse avant même d’avoir transité sur son bureau. Il évoque le Schéma directeur du transport insulaire ou encore le Schéma d’Organisation sanitaire. « C’est tout de même au Président de l’institution de transmettre les textes à l’étude dans les différents commissions, et pour cela il faudrait qu’on nous les fasse parvenir. Les seuls textes à partir desquels les commissions législatives ont compétence à intervenir ce sont les textes que le Président de l’Assemblée reçoit, principalement du gouvernement, accessoirement du haut Commissariat. A partir de là, ces textes sont transmis aux commissions législatives compétentes pour les examiner », rappelle-t-il. « On n’est pas dans l’exercice normal des institutions et encore moins dans l’exercice de la transparence» conclut-il sur ce chapitre.

A propos des rumeurs de dissolution « Rassurez-vous on ne parle pas de dissolution en ce moment, nous on parle de motion de défiance, c’est pas pareil, » plaisante-t-il. « La dissolution n’est pas entre nos mains, c’est le Président de la République qui décide la dissolution. »

Interrogé sur le Tahoera’a, il reconnaît que les militants sont assez perturbés par les querelles des têtes dirigeantes, mais s’il convient la fuite de certains cadres, il soutient que nombre d’entre eux sont encore et toujours là, et que le renouveau est bien là.
Quant au nouveau parti d’Edouard Fritch, il constate que « rien n’a été constitué à ce jour, pas même samedi dernier. Il n’y pas pas de création d’un parti politique à l’issue de ce rassemblement. Il y a bien un élément qui les rassemble aujourd’hui…les discours s’adressent à un personnage. Ce qui les rassemble c’est la présence sur la scène politique de Gaston Flosse. Est-ce qu’on peut penser qu’un jour la famille autonomiste se regroupe. Le temps nous le dira… en attendant les choses sont bien claires, on s’oriente vers deux formations autonomistes, et le tavini. »

Interrogé sur d’éventuelles élections anticipées, le Président répond "qu‘il n’y aura pas de blocage des institutions. » Marcel Tuihani estime que l’environnement devient hostile, il évoque l’inquiétude du côté du SDIRAF sur les retraites, et reconnaît être à l’écoute des syndicats, il fait entendre que des tensions apparaissent et pourraient, elles, avoir des conséquences sur la stabilité.

Sur la position du Tahoera’a au sein de l’hémicycle, Marcel Tuihani rappelle que jusqu’à présent « aucun texte n’a été empêché. Il a été demandé des ajustements, des rectifications… ».


A propos de la loi de Pays sur le transport interinsulaire qui sera débattu mardi devant les élus
« Le Président du Pays annonce que 5 amendements seront apportés par le gouvernement lors du prochain examen du texte. Cela veut dire que ce texte n’est pas mature, en présentant ces amendements, même le gouvernement reconnaît que le texte a été précipité. Certes, Air Tahiti a besoin de ces textes au regard de la défiscalisation pour le remplacement de deux aéronefs, on peut comprendre que cela soit urgent, mais il y a le secteur maritime. On parle de 3 milliards de subvention, il faut quand même apprécier l’intervention de la puissance publique dans le secteur maritime, en comparaison avec le risque financier dans le secteur aérien, et de veiller a ce que le texte qui nous est présenté qui met en avant l’intermodalité, c’est à dire, le traitement de la desserte maritime et aérienne sur le même texte et avec le même schéma directeur, doit être apprécié à sa juste valeur. Malheureusement encore aujourd’hui on estime qu’il y a des amendements importants à prévoir au sein de cette même loi de pays. Et ne parlons pas du schéma directeur. Nous estimons que c’est un élément indissociable du Schéma d’aménagement Général, le SAGE. Et le statut est clair sur ce sujet, c’est de la compétence de l’Assemblée. Je vous invite à regarder la délibération créant ce fameux SAGE, il est clairement évoqué la desserte maritime et aérienne. Or on veut retirer de l’Assemblée, non pas ce pouvoir d’adopter, mais la légitimité des élus de l’Assemblée à intervenir sur ces sujets.
Bref, en principe demain, nous devrions voter ce texte »
conclut Marcel Tuihani.



NATHALIE MONTELLE



Rédigé par () le Lundi 21 Septembre 2015 à 18:18 | Lu 1074 fois






1.Posté par TuladiBouffi le 21/09/2015 18:56 | Alerter
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C'est vrai ça la "motion de défiance" c'est le premier à en parler. Au pire on ferait l'économie d'une élection et de près de 100 millions cfp pour l'organiser et tous les élus garderaient leur mandat. En voilà une idée qu"elle est bonne. Chiche !

2.Posté par zozo le 21/09/2015 18:56 | Alerter
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"Est-ce qu’on peut penser qu’un jour la famille autonomiste se regroupe. Le temps nous le dira… en attendant les choses sont bien claires, on s’oriente vers deux formations autonomistes, " NON !! il n'y a qu'une formation autonomiste . le tahoeraa prône le statuts de pays associés qui signifie une polynésie indépendante associé à la république française !!! Le toutou de FLOSSE sent la fin venir . Il a besoin de se justifier devant la presse. le temps nous le dira et le temps c'est celui de la disparition de son maitre ou de sa nouvelle condamnation. Nous ne pouvons pas attendre 2018 il faut d'écarter FLOSSE pour de bon ! election 2016 ou 17 = FLOSSE reporté à 2022 ou 23 . Il sera mort ou aura 90 ANS ! DISSOLUTION = stabilité pour 5 ANS au moins.

3.Posté par Mathius le 22/09/2015 06:19 | Alerter
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Organiser un déjeuner pour le presse c'est un aveu de faiblesse et la preuve de son imcompetence ã présider l'assemblée.
La réalité c'est qu'il est président d'une minorité politique qui estime que la POLYNESIE est leur. Propriėté. Point barre.
Soit il démissionne ou alors il a le courage de ses affirmations politiques et il demande la dissolution en organisant une Motion de défiance... Le plus curieux est la position des élus de l'upld qui empochent leurs salaire sans rien faire, pourtant pour ils auraient intérêt de demander la dissolution si ils sont en accords avec la politique de Tamaru pour l'indépendance.
Conclusion, nous sommes le seul pays à avoir des indépendantistes fonctionnaires.

4.Posté par tuterai 58 le 22/09/2015 10:53 | Alerter
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Encore une de ces conférences de presse qui va couter aux contribuables,pourquoi un déjeuner,et non pas une simple entrevue qui ne coutera pas un rond a la population.Encore de l'argent jeté par la fenètre,il est vrai que ce n'est pas toutou ou tutu qui paie de sa poche,alors pourquoi s'en priver?

5.Posté par Alain STACHLER le 22/09/2015 12:00 | Alerter
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Fiuroa
En Nouvelle Calédonie ils ont bien bouté Jacques Lafleur hors de son parti (le RPCR)! Pourquoi n'est-il pas possible de faire de même au fenua?
Gaston a trop de secrets cachés sur pas mal de monde prêtà être exposés sur la place publique? Mais LAfleur aussi en avait mais zou et il est parti!

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