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Amputé dans l'accident, il demande 174 millions à la commune de Hiti'a O Te Ra



PAPEETE, le 5 septembre 2017 - La victime, sollicitée par la municipalité en manque de personnel après de fortes pluies, avait été ensevelie par une coulée de boue au volant de son tractopelle. Un accident professionnel selon le conducteur d'engin qui n'avait pourtant aucun contrat le liant à la mairie. L'affaire a été plaidée ce mardi devant le tribunal administratif.I


Le malheureux, 53 ans à l'époque en avril 2012, avait miraculeusement survécu à ses graves blessures mais avait dû être amputé d'une jambe. Sans contrat de travail avec la commune de Hiti'a O Te Ra, la municipalité avait pourtant fait appel à lui dans l'urgence pour une opération de déblaiement après de fortes intempéries, comme elle en avait l'habitude n'ayant pas de personnel qualifié le week-end pour conduire les engins nécessaires à ces interventions.

Le quinquagénaire se bat donc aujourd'hui devant le tribunal administratif pour faire reconnaître son statut de collaborateur occasionnel de la commune et sollicite, en tout, plus de 174 millions de francs de réparation au titre de ses préjudices. "Aujourd'hui il ne travaille plus, il était jardinier et musicien au Royal Tahitien et il ne peut plus faire cela dans son état. La montagne lui est tombée dessus, il n'y a plus beaucoup d'avenir pour lui", a indiqué ce mardi son avocat, Me Bourion, qui demande que "la responsabilité de la commune soit reconnue dans cet accident".

Les conclusions du rapporteur public, généralement suivies par le tribunal, vont dans ce sens même si une révision à la baisse des indemnisations est suggérée. Le tribunal rendra sa décision sous quinzaine.


Mal diagnostiqué, il meurt après son passage à l'hôpital de Taravao

Autre affaire examinée ce mardi par le tribunal administratif, celle de ce malade du cancer décédé des suites d'une simple occlusion intestinale alors que les médecins avaient mis, à tort, les maux de ventre dont il se plaignait sur le compte de la chimiothérapie qu'il suivait.

Les proches d'un homme de 61 ans décédé après son hospitalisation en mai 2014 à l'hôpital de Taravao ont réclamé, ce mardi devant le tribunal administratif, une quarantaine de millions de francs en réparation de leur préjudice. Le sexagénaire, atteint d'un cancer de l'estomac, avait été admis pour de violentes douleurs au dos et au ventre.

Les médecins avaient mis ces douleurs sur le compte des effets de la chimiothérapie. Il s'agissait en réalité d'une banale occlusion intestinale qui aurait pu être traitée. Renvoyé chez lui, le retraité devait décéder quelques jours plus tard suite à cette erreur de diagnostic confirmée par les experts.

Le rapporteur public du tribunal est revenu sur ces négligences de l'hôpital qu'il estime aussi responsable du décès. Le tribunal administratif rendra sa décision sous quinzaine.


Rédigé par Raphaël Pierre le Mardi 5 Septembre 2017 à 14:03 | Lu 5130 fois






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