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Airbus supprimera "plus de 1.000" postes, selon les syndicats




Airbus va supprimer plus de 1.000 postes en Europe dans le cadre de sa restructuration, selon les syndicats, qui craignent des licenciements secs, ce qui serait une première dans l'histoire de l'avionneur européen. 
Selon les informations préliminaires divulguées aux salariés lors de trois récents comités d'entreprise européens, le groupe s'apprête à supprimer "780 postes sans réelle justification", annonce la CFTC dans un communiqué.
Mais un autre comité aura lieu jeudi, notamment pour les branches finances, gestion immobilière et achats généraux, et devrait ajouter plusieurs centaines de suppressions d'emplois, précise à l'AFP Jean-Marc Escourrou, secrétaire FO (majoritaire).
"A mon avis, on va dépasser les 1.000", a estimé le responsable FO chez Airbus SAS (siège branche aviation commerciale, Toulouse). 
Les suppressions de poste auront en particulier lieu à Suresnes, dans la banlieue parisienne, et Ottobrunn, près de Munich, où travaillent 1.200 personnes environ au total, selon les syndicats, et dans une moindre mesure sur le site aviation d'Airbus à Marignane près de Marseille.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole d'Airbus n'a pas souhaité faire de "commentaire sur des spéculations afin de respecter la loi qui oblige à d'abord discuter avec les partenaires sociaux".
"Demain (jeudi), on devrait être à 1.000 suppressions, voire peut-être au-delà", a confirmé Françoise Vallin, coordinatrice pour le groupe à la CFE-CGC, deuxième syndicat.
La direction n'a toujours pas évoqué de licenciements secs mais "plus vous avez de suppressions de postes, plus cela devient difficile à recaser", a précisé M. Escourrou, selon lequel il y a de fortes chances qu'Airbus annonce un PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi), nouvelle appellation du "plan social".
La restructuration du groupe, baptisée Gémini, consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d'aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l'activité) avec le groupe (Airbus Group SAS). 
Cette intégration, qui ne touche que les fonctions administratives et non opérationnelles, doit fait naître "Airbus Group" dès janvier prochain mais être effective en juillet/août 2017. Elle est destinée à éviter les "duplications" et à gagner en "agilité", selon la société.
 

- 'Logique financière?' -

 
Le recours à des licenciements secs serait une première dans l'histoire d'Airbus, qui emploie près de 140.000 personnes dans le monde. L'avionneur a déjà appliqué plusieurs plans de suppressions de postes, notamment en 2007-08, quand 5.000 emplois avaient été détruits, mais toujours avec des départs volontaires, en retraite ou des redéploiements au sein du groupe.
"Il n'y a jamais eu de licenciement sec chez Airbus", souligne Mme Vallin. Les empêcher "est notre objectif pour cette fois-ci encore mais je ne suis pas confiante à 100%", avertit-elle, soulignant que le chiffre de 1.000 suppressions de postes, voire plus, est "très inquiétant".
La syndicaliste souligne que ce chiffre n'est que provisoire et attend l'important Comité européen de groupe de mardi 29 novembre prochain, qui détaillera l'ensemble des suppressions.
Débuteront alors les discussions sur le nombre des suppressions puis, dès début 2017, celles sur leur traitement social, jusqu'au 1er juillet, date de la mise en oeuvre de la fusion-intégration. Ce n'est donc qu'à cette date que démarrerait un éventuel PSE.
Mais, d'ores et déjà, les syndicats doutent du bien-fondé du plan. "On a un peu de mal à voir la logique stratégique. On voit surtout la logique financière", déclare M. Escourrou.
Ainsi, le transfert au siège toulousain des services ICT (Information and Communications Technology), avec 110 suppressions de postes, a pour but d'économiser 15 millions d'euros, selon la CFTC.
Ces économies tombent à point nommé pour l'avionneur qui, malgré un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d'euros, soit 8 à 10 ans de production, doit réduire ses coûts alors que la branche hélicoptères souffre de l'atonie du marché.
En outre, deux programmes phares affectent ses comptes: son avion militaire, l'A400M lui a valu près de deux milliards d'euros de provisions ces deux dernières années et son vaisseau amiral, l'A380, peine à se transformer en succès commercial. Le groupe a ainsi dû annoncer en juillet une réduction de la cadence de production de ce Super Jumbo.


avec AFP

Rédigé par Roxane Berget le Mercredi 23 Novembre 2016 à 05:29 | Lu 181 fois


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