PARIS, 27 avr 2012 (AFP) - 170 scientifiques revendiquent, dans une lettre ouverte mise en ligne par la revue Ciel et Espace, "leur droit au blâme", après la condamnation d'un de leurs confrères qui avait critiqué des écrits des frères Bogdanoff.
Un chercheur du CNRS, Alain Riazuelo, a été condamné en mars dernier par le tribunal correctionnel de Paris à une peine symbolique pour avoir publié sur internet un projet de thèse de Grichka Bogdanoff.
Grichka Bogdanoff, qui avec son frère Igor s'est rendu célèbre par ses émissions de télé sur la science et la science-fiction, estimait que cette diffusion constituait une violation de ses droits d'auteur.
Face aux juges, le chercheur avait expliqué avoir voulu enrichir le débat et revendiqué un droit à la critique, en tant que scientifique, vis-à-vis des écrits des frères Bogdanoff.
"Nous souhaitons d'abord dire ici que nous soutenons sans réserve Alain Riazuelo, qui a défendu la Science avec conviction, détermination et courage", écrivent les 170 scientifiques, en majorité des astrophysiciens, dans leur lettre ouverte (www.cieletespace.fr/node/8909).
Ils expliquent que l'analyse d'Alain Riazuelo relève "de l'activité professionnelle des chercheurs dont un des rôles est d'étudier, de juger et, dans le cas présent de rejeter, tout travail se réclamant de leur domaine d'expertise".
"De manière plus générale, la communauté scientifique a le droit, voire le devoir de blâme, lorsqu'il s'impose, et doit avoir la liberté de pouvoir argumenter ses jugements comme il lui semble (...)", poursuivent-ils.
Les signataires souhaitent également "rappeler que l'analyse détaillée des thèses et articles publiés par les frères Bogdanoff a montré à l'envi qu'ils n'ont pas de valeur scientifique".
Ce texte fait suite à la publication le 17 avril, sur le blog de Libération, d'une première prise de position d'une dizaine d'astrophysiciens sur le "Statut de la parole scientifique aujourd'hui" (http://bit.ly/J7QOyk).
"La méthode des frères Bogdanoff, qui cherchent à obtenir un ascendant par des moyens de justice dans un débat sur leurs propositions qu'ils voudraient scientifiques, tout en se soustrayant au jugement des experts, les place clairement en dehors de la communauté scientifique dont ils prétendent faire partie", assuraient-ils.
En octobre 2010, l'hebdomadaire Marianne avait publié des extraits d'un rapport du CNRS de 2003 affirmant que les thèses de doctorat passées par les frères Bogdanoff n'avaient "pas de valeur scientifique". Les deux animateurs avaient alors dénoncé un document "anonyme" provenant "d'individus isolés".
vm/fa/ed
Un chercheur du CNRS, Alain Riazuelo, a été condamné en mars dernier par le tribunal correctionnel de Paris à une peine symbolique pour avoir publié sur internet un projet de thèse de Grichka Bogdanoff.
Grichka Bogdanoff, qui avec son frère Igor s'est rendu célèbre par ses émissions de télé sur la science et la science-fiction, estimait que cette diffusion constituait une violation de ses droits d'auteur.
Face aux juges, le chercheur avait expliqué avoir voulu enrichir le débat et revendiqué un droit à la critique, en tant que scientifique, vis-à-vis des écrits des frères Bogdanoff.
"Nous souhaitons d'abord dire ici que nous soutenons sans réserve Alain Riazuelo, qui a défendu la Science avec conviction, détermination et courage", écrivent les 170 scientifiques, en majorité des astrophysiciens, dans leur lettre ouverte (www.cieletespace.fr/node/8909).
Ils expliquent que l'analyse d'Alain Riazuelo relève "de l'activité professionnelle des chercheurs dont un des rôles est d'étudier, de juger et, dans le cas présent de rejeter, tout travail se réclamant de leur domaine d'expertise".
"De manière plus générale, la communauté scientifique a le droit, voire le devoir de blâme, lorsqu'il s'impose, et doit avoir la liberté de pouvoir argumenter ses jugements comme il lui semble (...)", poursuivent-ils.
Les signataires souhaitent également "rappeler que l'analyse détaillée des thèses et articles publiés par les frères Bogdanoff a montré à l'envi qu'ils n'ont pas de valeur scientifique".
Ce texte fait suite à la publication le 17 avril, sur le blog de Libération, d'une première prise de position d'une dizaine d'astrophysiciens sur le "Statut de la parole scientifique aujourd'hui" (http://bit.ly/J7QOyk).
"La méthode des frères Bogdanoff, qui cherchent à obtenir un ascendant par des moyens de justice dans un débat sur leurs propositions qu'ils voudraient scientifiques, tout en se soustrayant au jugement des experts, les place clairement en dehors de la communauté scientifique dont ils prétendent faire partie", assuraient-ils.
En octobre 2010, l'hebdomadaire Marianne avait publié des extraits d'un rapport du CNRS de 2003 affirmant que les thèses de doctorat passées par les frères Bogdanoff n'avaient "pas de valeur scientifique". Les deux animateurs avaient alors dénoncé un document "anonyme" provenant "d'individus isolés".
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