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A la découverte des financements politiques les plus ... exotiques ?



A la découverte des financements politiques les plus ... exotiques ?
Vu dans Marianne à propos du financement du parti de Morin par le Fetia Api
Avez-vous déjà entendu parler du parti tahitien « Fetia Api » et de « Démocratie et République». Non ? Et pourtant ces deux formations politiques ont perçu en 2011, respectivement 1 405 066 € et 570 808 € au titre des aides publiques liées aux parlementaires !

Le 7 décembre, à l'Assemblée Nationale on devrait débattre de transparence de la vie publique et la prévention des conflits d'intérêts. Au cours des débats, on devrait notamment y évoquer : « Le contournement des règles de financement par l’intermédiaire de partis ultramarins »

C'est à dire ?

François de Rugy député Vert, nous donne un exemple significatif : « (...) le parti polynésien FETIA API, qui a recueilli 1 021 voix aux dernières élections législatives générales, touchera, en 2011, au titre de la première fraction de l’aide publique, 855,17 €. Cependant, du fait du rattachement de 32 parlementaires métropolitains, il percevra 1,4 million d’euros au titre de la seconde fraction. Le plus petit parti bénéficiaire de la première tranche d’aide publique devient ainsi le quatrième bénéficiaire de France (...) »

Et que fait ce microscopique parti de tout cet argent public ?

Eh bien, il en reverse la quasi-totalité au Nouveau Centre qui a fait adhérer, ses députés et sénateurs de métropole à la formation tahitienne ! Un montage étonnant mais efficace précisait le JDN en janvier 2011.

Résultat de ce montage : Pour 2011, le Fetia Api a touché 1 405 066 € d'aides publiques

Et c'est légal ?

Oui, nous expliquait Le Figaro en juin 2010 : En 2007 « (...) Le Nouveau Centre obtient 17 sièges à l'Assemblée nationale mais ne remplit pas les conditions nécessaires pour bénéficier d'un financement public (...) N'ayant pas réussi à faire changer la loi sur le financement de la vie politique, il décide d'utiliser de se tourner vers les TOM : (...) La loi qui encadre le versement de subventions y est en effet beaucoup plus souple : dans les TOM, il suffit d'obtenir 1% des voix dans une circonscription pour en profiter. Condition remplie par le fameux Fetia Api, basé à Papeete, en Polynésie française (...) »

François de Rugy entendait interdire : « (...) le rattachement administratif des parlementaires de métropole à un parti qui n’a présenté, aux dernières élections législatives générales, que des candidats dans des circonscriptions d’outre-mer (...) » mais sa proposition a été rejetée, dans un premier temps, par la Commission !

Autre cible du député Vert : « Démocratie et République - Metz pour tous», regroupant treize parlementaires et qui a touché pour 2011 la somme de 570 808 d'aides publiques, liées aux parlementaires

Il ne s'agit pas d'un montage mais de l'exploitation d'un vide juridique. C'est en fait, explique Le Monde : « (...) un refuge organisé outre-mer par le sénateur (non-inscrit) de la Moselle Jean-Louis Masson pour bénéficier du financement public et de la part versée par l'Etat, de l'ordre de 40 000 euros par an, par parlementaire déclarant s'y rattacher. Pas moins de treize parlementaires, neuf députés et quatre sénateur, ont décidé de se rattacher, en 2010, à cette coquille vide rebaptisée "Démocratie et République". La part publique est ainsi attribuée à ce qui n'est qu'une simple boîte aux lettres et le sénateur la reverse à la demande aux élus en question, en gardant un pourcentage pour ses « frais de gardiennage » (...) »

Le nom et l'appartenance de ces élus ?

Eh bien, il est impossible de le savoir. En effet, commente le député UMP Lionel Tardy pas vraiment choqué par la méthode : « (...) Rien d'illégal (...) »Tout en regrettant assez mollement que : « (...) Ce qui est gênant, c'est que le nom des élus ayant fait ce choix ne soit pas rendu public, ce qui interdit toute vérification de l'usage fait de cet argent (...) »

Totalement révoltant, direz-vous, dans une période où on martèle aux français des discours sur la rigueur et la moralité ! Cela donnera t-il envie aux députés, notamment de la majorité présidentielle de mettre fin à ces : « contournement des règles de financement par l’intermédiaire de partis ultramarins » ? Réponse demain, à l'Assemblée Nationale !


Crédit photo
FlickR CC - Ben

Mardi 6 Décembre 2011
J-C Slovar

Lire l'article dans sur el site Marianne2

Rédigé par () le Mercredi 7 Décembre 2011 à 10:57 | Lu 954 fois


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Commentaires

1.Posté par Taahoa Girl le 07/12/2011 12:15 | Alerter
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Et bien c'est NON!
Rien d'étonnant... TAAHOA!!!!!!!!!!!!!
Pour ceux que ça intérresse:
http://blog.mc5p.org/2011/12/07/non-a-la-transparence/

2.Posté par Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER le 10/12/2011 12:17 | Alerter
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Mon commentaire (n° 9) sur le site:
http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/A-la-decouverte-des-financements-politiques-les-plus-exotiques_a396.html

"Quand le journaleux J-C SLOVAR osera-t-il aborder les BLANCHIMENTS/NOIRCISSEMENTS/BRONZISSEMENTS via les XPF "à la " DSK!?
Je tiens l'entier dossier à la disposition de quiconque OSERA aborder ce sujet dans un article.
rollstahiti@gmail.com"

3.Posté par jeanbon le 11/12/2011 15:18 | Alerter
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Gazette Nucléaire n°159/160, juillet 1997.

M. Gaston Flosse a considéré qu'il était absolument faux de prétendre que les essais nucléaires étaient dangereux pour la santé. Il a rappelé les différentes missions comprenant des scientifiques de différentes nationalités qui avaient été envoyés à Mururoa : chacune de ces missions a rendu un rapport qui conclut à l'innocuité des essais pour l'environnement. Il a, par ailleurs, indiqué que le Président de la République souhaitait qu'une nouvelle mission soit organisée après la dernière de nos expérimentations. Il a fait part de son expérience personnelle qui l'avait conduit à assister à des tirs aériens il y a plusieurs années et souligné que ces tirs n'avaient eu aucune conséquence sur la santé de ceux qui y avait assisté. Il a regretté le déchaînement médiatique qui avait accompagné la reprise des essais, ce qui avait permis aux indépendantistes de proférer des déclarations irresponsables. Les Australiens se sont opposés à la France pour des raisons purement politiques car ils souhaitent faire du Pacifique sud une zone de laquelle notre pays serait exclu.

M. Gaston Flosse a ensuite rappelé qu'il était père de famille nombreuse et qu'en tant que Président du Gouvernement du Territoire de la Polynésie française il avait la responsabilité de la santé de 200 000 Polynésiens : nul ne pouvait croire qu'il pourrait laisser cette populatio...


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