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A l'image de Deezer ou Blablacar, les pépites se rêvent en "licornes"



Paris, France | AFP | mardi 22/09/2015 - En dévoilant mardi son projet d'introduction en Bourse, le spécialiste du streaming musical Deezer, s'affirme encore davantage dans le club exclusif des pépites et autres "licornes", qui compte dans ses rangs très peu d'entreprises françaises.

Qu'est-ce qu'une "licorne"?

Ce terme, lancé fin 2013 par l'analyste américaine Aileen Lee, désigne une entreprise basée sur les nouvelles technologies, créée il y a moins de 10 ans, qui n'est pas encore cotée en bourse et surtout dont la valorisation est supérieure ou égale à un milliard de dollars.

Il s'explique par leur extrême rareté par rapport au nombre total d'entreprises créées, avec entre 4 et 8 nouvelles "licornes" par an depuis 2002.

Environ 130 sociétés dans le monde, dont deux tiers d'américaines, répondent actuellement à cette appellation, comme Uber, qui occupe la première place de ce classement officieux avec une valorisation de 46 milliards d'euros.

Pourquoi y'en a-t-il si peu en France?

En France, malgré le soutien accru de Bpifrance (la banque publique d'investissement), le manque d'investisseurs privés est un handicap au-delà d'un certain montant dans les tours de table. Mieux armé pour aider les start-up lors de la phase initiale d'amorçage, l'Hexagone se retrouve du point de vue des "licornes", loin derrière la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou même la Suède, au niveau européen, selon la banque d'affaires GP Bullhound.

Le pionnier Blablacar

L'application de covoiturage Blablacar a annoncé le 16 septembre avoir levé 200 millions de dollars, devenant ainsi la première véritable "licorne française" avec une valorisation de 1,4 milliards d'euros.

Il s'agissait d'un objectif officieux depuis plus d'un an pour le PDG et cofondateur Frédéric Mazella. Pour ce faire, Blablacar a eu recours principalement à des fonds américains.


Quelles sont les autres "licornes" tricolores?

La société Criteo, spécialisée dans le ciblage publicitaire sur internet, était valorisée à plus de 2 milliards de dollars en 2015, mais a perdu son statut potentiel de "licorne", après son entrée réussie au Nasdaq il y a deux ans.

Avec son entrée en Bourse prochaine, privilégiée à une nouvelle levée de fonds, Deezer s'est également exclu de cette catégorie.

Créée en 2001 donc il y a trop longtemps pour en faire une "licorne", vente-privee.com, site de ventes en ligne événementielles, est valorisé par certains analystes à plus de 5 milliards de dollars. Son modèle rentable n'a plus grand chose à voir avec celui d'une start-up.


Quelles pépites françaises peuvent les imiter à terme?

Avec une levée de fonds de 100 millions d'euros en février, Sigfox qui développe un réseau de télécommunication destiné aux objets connectés, fait figure de candidat possible même si sa technologie a tour à tour été boudée par Bouygues Telecom puis Orange.

Le fabricant d'objets connectés Withings, s'il n'est pas entretemps racheté par un géant américain comme Apple, peut également espérer devenir une "licorne" à moyen terme.

La startup musicale Believe Digital, Scality, spécialisée dans le stockage de données, le spécialiste de la hi-fi haut de gamme Devialet ou encore l'application de rencontres Happn sont aussi en lice.

Enfin, Vivendi a récemment déboursé 244 millions d'euros pour s'offrir 90% du site de vidéos en ligne Dailymotion, qui vient de fêter son dixième anniversaire et veut croître à l'international. En perdant son indépendance, la pépite a perdu toute possibilité de devenir une licorne.

Y a-t-il un risque de bulle?

Le nombre de "licornes" a quasiment doublé en 18 mois, ce qui fait craindre, en raison de leur absence de rentabilité, l'éclatement d'une nouvelle bulle internet, après celle du début des années 2000.

Selon le cabinet d'études CB Insights, le taux de startups ayant bénéficié d'un financement précoce et qui sont ensuite devenues des "licornes" a été divisé par cinq entre 2009 et 2013.

L'intérêt pour une start-up de ne pas s'introduire en Bourse est de garder plus longtemps le secret sur ses comptes, tout en se finançant aisément.

Le risque est de voir leur valorisation estimée trop favorablement se dégonfler très rapidement une fois confrontée aux marchés.

Rédigé par () le Mardi 22 Septembre 2015 à 06:00 | Lu 54 fois




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